Que vous prépariez votre premier trail de 20 km ou un ultra de 100 miles, l’alimentation est l’un des piliers de votre performance. Pourtant, c’est souvent le levier le plus négligé. Une nutrition adaptée à votre pratique vous permet d’améliorer vos performances, d’optimiser votre récupération, de réduire les risques de blessure et d’éviter les troubles digestifs qui font abandonner plus d’un coureur sur deux en compétition.
Dans ce guide complet, retrouvez tout ce qu’il faut savoir sur l’alimentation pour le trail running, de la phase d’entraînement jusqu’au jour de course. Pour chaque étape clé (avant, pendant, après, hydratation, ravitaillement), vous trouverez le lien vers l’article détaillé correspondant.
Sommaire :
- Bases de l’alimentation pour le trail
- Menus équilibrés pour le trail runner
- Glucides : combien et comment ?
- Protéines : besoins et sources
- Lipides: les meilleurs sources
- Vitamines, minéraux et carences à surveiller
- Compléments alimentaires
- Hydratation : le pilier souvent négligé
- Entraînement digestif (Gut training)
- Signes que votre alimentation n’est pas optimale (REDs)
- Pour aller plus loin : les guides spécialisés
- Questions fréquentes sur l’alimentation en trail
Bases de la nutrition pour le trail running
En tant que trail runner, votre alimentation doit couvrir deux objectifs : vous fournir assez d’énergie pour toutes vos dépenses énergétiques (entraînement, vie quotidienne, récupération) et vous apporter tous les micronutriments essentiels. Ces deux objectifs se résument en une équation simple : quantité suffisante + qualité nutritionnelle.
Équilibre alimentaire recommandé
La répartition conseillée des macronutriments pour le trail running est la suivante :
- Glucides : 60 à 70 % de l’apport calorique total, votre carburant principal pour les efforts intenses
- Protéines : 15 à 20 %, pour la réparation musculaire et la récupération
- Lipides : 15 à 20 % — énergie à intensité modérée, hormones, absorption des vitamines
Ces proportions varient selon votre volume et l’intensité d’entraînement. Un jour de sortie longue ou intense, augmentez la part de glucides. Un jour de repos ou d’entraînement léger, réduisez-la.
Voici comment adapter votre assiette :
- Entraînement facile (récupération, footing léger) : ¼ protéines, ¼ glucides, ½ légumes variés
- Entraînement difficile (sortie longue, fractionné) : ¼ protéines, ½ glucides, ¼ légumes variés
- Jours de repos : ¼ protéines, ¼ glucides, ½ légumes variés (portions légèrement réduites)
💡 Les lipides ne constituent pas un quart distinct dans l’assiette car ils accompagnent naturellement les autres groupes : huile d’olive pour cuisiner, poissons gras 2-3 fois par semaine, une poignée d’oléagineux en collation.

Besoins caloriques du trail runner
Les besoins caloriques journaliers varient considérablement selon votre volume d’entraînement, votre poids et votre sexe. À titre indicatif :
| Estimations des besoins caloriques journaliers | 1h d'entraînement par jour | 3h d'entraînement par jour |
|---|---|---|
| Femme de 50 kg | 2100 kcal | 3100 kcal |
| Femme de 70 kg | 2600 kcal | 3800 kcal |
| Homme de 70 kg | 2800 kcal | 4000 kcal |
| Homme de 85 kg | 3100 kcal | 4700 kcal |
Ces valeurs sont des estimations des besoins énergétiques. L’indicateur le plus fiable reste votre poids, votre niveau d’énergie et votre qualité de récupération. Si vous perdez du poids involontairement ou ressentez une fatigue chronique, augmentez vos apports.
Exemples de menus équilibrés pour le trail runner
Voici des exemples de repas adaptés à la pratique du trail running, à utiliser pendant votre phase de préparation :
Petit-déjeuner :
| Petit-déjeuner équilibré pour le trail running | |
|---|---|
| Option 1 | Option 2 |
| 2 oeufs brouillés. 1 bol de muesli avec des flocons d’avoine, des fruits rouges, des fruits secs, et du lait. 1 thé ou 1 café. | Toasts de pain complet avec une banane et du beurre de cacahuète. 1 yaourt grecque avec de la confiture. 1 thé ou 1 café. |
Retrouvez d’autres recettes de petits-déjeuners équilibrés ici.
Déjeuner :
| Déjeuner équilibré pour le trail running | |
|---|---|
| Option 1 | Option 2 |
| - 1 blanc de poulet grillé. - Riz complet avec ses petits légumes variés (brocolis, carottes, tomates…) - 1 fruit et 1 yaourt. | - 1 salade de pâtes complètes avec dés de jambon, tomates, roquette, graines et huile d’olive. - 1 fruit. - 1 fromage blanc. |
Retrouvez d’autres exemples de repas après le sport ici.
Collations :
| Collations équilibrées pour le trail running | |
|---|---|
| Option 1 | Option 2 |
| - 1 barre de céréales. - 1 yaourt grecque. - 1 poignée de fruit sec. | Bol de fruits frais, flocons d’avoine et lait. |
Dîner :
| Dîner équilibré pour le trail running | |
|---|---|
| Option 1 | Option 2 |
| - 1 pavé de saumon grillé. - Patates douces et ses petits légumes vapeurs (courgettes, carottes, haricots verts). - 1 fruit - 1 yaourt. - 1 tisane. | - 1 omelette au jambon et aux herbes. - Quinoa aux légumes grillés (poivrons, tomates, aubergines) - 1 yaourt grecque avec une poignée de fruits secs. |
Retrouvez d’autres exemples de repas pour le trail ici.
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Tout ce qu’il faut savoir pour votre alimentation et votre hydratation pour la pratique du trail running :
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Glucides pour le trail : combien et comment ?
Les glucides sont le carburant principal pour les efforts intenses ou longs en trail. Consommez des glucides complexes au quotidien (riz, pâtes, patate douce) et des glucides rapides à l’effort (gels, boissons, fruits). Pendant vos sorties longues, visez 30 à 90 g de glucides par heure selon la durée et l’intensité.
Glucides au quotidien : les bonnes sources
Privilégiez les glucides complexes (sucres lents) au quotidien, qui fournissent une énergie progressive :
- Céréales complètes : riz complet (26 g de glucides pour 100 g cuit), quinoa (21 g), flocons d’avoine (65 g/100 g crus), pain complet ((50 g/100 g)
- Tubercules : patate douce (21 g/100 g), pomme de terre (17 g/100g)
- Légumineuses : lentilles, pois chiches, haricot, apport combiné glucides + protéines + fibres
- Fruits frais : banane (25 g), mangue, raisin, à consommer en collation ou proche de l’effort
Besoins en glucides selon votre entraînement
Les recommandations scientifiques en glucides pour les sports d’endurance varient selon le volume d’entraînement :
| Phase d'entraînement | Quantité de glucides | Commentaires |
|---|---|---|
| Faible intensité (3 à 5h par semaine) | 3 à 5 gr par kilos de poids de corps par jour | Une alimentation normale est suffisante pour maintenir le stock de glycogène. Privilégier les sucres lents. |
| Modéré (6-10h par semaine) | 5 à 7 gr par kilos de poids de corps par jour | Une alimentation qui fournit 60% de l'énergie via les glucides sera généralement suffisante. Privilégier les sucres lents. |
| Intense ou Sortie longue (> 10h par semaine) | 7 à 10 gr par kilos de poids de corps par jour | Plus de 60% de l'énergie doit provenir des glucides. Besoin de consommer des glucides pendant l'effort, et rapidement après. Associer les sucres lents et les sucres rapides. |
| Phase de charge glucidique avant course (J-3 à J-1) | 8 à 10 gr par kilos de poids de corps par jour | Privilégier les glucides simples faciles à digérer, pauvres en fibres, réduire l'apport en lipides et en protéines. |
Exemple : un coureur de 70 kg en phase de préparation intense doit consommer entre 490 et 700 g de glucides par jour.
Glucides pendant l’entraînement : quand et combien ?
Pour les sorties de moins d’1h30, aucun apport en glucides n’est nécessaire pendant l’effort, vos réserves de glycogène suffisent. Au-delà, consommez 30 à 90 g de glucides par heure selon la durée et l’intensité, en commençant dès les 20-30 premières minutes, sans attendre la sensation de fringale.
Ratio glucose/fructose : une donnée clé
Au-delà de 60 g/h, vous devez combiner glucose et fructose. Les deux sucres utilisent des transporteurs intestinaux différents (SGLT1 pour le glucose, GLUT5 pour le fructose). En les combinant, vous doublez la capacité d’absorption de vos intestins et vous limitez les troubles digestifs (le glucose sature à 60g/h).
En pratique, la plupart des gels du commerce contiennent ce mélange (ratio 2:1 ou 1:0,8). Pour vos ravitaillements maison, faites varier les sources de glucose, de maltodextrine et de fructose
Pour aller plus loin, consultez mon article sur les ravitaillements et recettes maison

Protéines pour le trail runner : besoins et sources
Les protéines sont indispensables pour réparer les muscles après l’effort et soutenir la récupération. Visez 1,4 à 2 g de protéines par kg de poids corporel par jour, répartis en 4 à 5 prises de 20 à 30 g. En prépration ultra trail, en période de gros volume, des apports jusqu’à 2,5 g/kg/jour peuvent être nécessaires.
Sources de protéines recommandées
Protéines animales (complètes, contenant tous les acides aminés essentiels) :
- Viandes maigres : poulet, dinde, filet de porc (20 à 25 g de protéines pour 100 g)
- Poissons gras : saumon, maquereau, sardines (protéines + oméga 3 anti-inflammatoires)
- Œufs : 6 g par œuf (protéines hautement biodisponibles)
- Produits laitiers : fromage blanc, yaourt grec, lait
Protéines végétales (à combiner pour un profil complet) :
- Légumineuses : lentilles (9 g/100 g cuit), pois chiches, tofu
- Céréales complètes + légumineuses = protéine complète
- Oléagineux : amandes, noix (protéines + bonnes graisses)
Timing des protéines : quand les consommer ?
La fenêtre anabolique post-effort est importante mais plus large qu’on ne le pense : visez une prise de 20 à 30 g de protéines dans les 2 heures suivant votre entraînement. Répartissez ensuite vos apports sur la journée en 4 à 5 prises plutôt qu’en un seul grand repas, cela optimise la synthèse musculaire.
En pratique après une sortie longue :
- Dans les 30 min : collation protéinée rapide (yaourt grec + banane, ou lait chocolaté)
- Dans les 2h : repas complet avec protéines maigres + glucides complexes
Pour aller plus loin, consultez mon article sur les protéines pour le trail runner
Lipides : les bonnes graisses pour performer
Les lipides participent à la production d’énergie lors des efforts d’intensité modérée, à la production hormonale et à l’absorption des vitamines liposolubles. Intégrez des bonnes graisses à chaque repas : poissons gras, oléagineux, avocat, huile d’olive. Évitez les graisses saturées en excès, surtout avant l’effort.
Les meilleures sources de lipides pour le trail runner
- Acides gras oméga 3 (anti-inflammatoires) : saumon, maquereau, sardines (2 à 3 fois/semaine), graines de chia, noix et oléagineux
- Acides gras monoinsaturés : huile d’olive (1 à 2 c. à soupe/jour), avocat, amandes
- À consommer avec modération : fromages, beurre, graisses animales
- À limiter : charcuteries grasses, fritures, huiles hydrogénées, plats industriels
Important : les graisses ralentissent la digestion. Réduisez donc leur consommation dans les 2 à 3 heures avant un entraînement intense ou une course, et pendant l’effort.
Vitamines, minéraux et carences à surveiller
Une alimentation variée et équilibrée couvre la plupart des besoins en micronutriments. Cependant, les trail runners sont particulièrement exposés aux carences en fer, vitamine D et magnésium. Un bilan sanguin 2 à 3 fois par an est recommandé pour les détecter et les corriger avant qu’elles n’impactent vos performances.
Les 3 carences les plus fréquentes chez le trail runner
- Fer : essentiel au transport de l’oxygène. La course à pied provoque une hémolyse mécanique (destruction des globules rouges à l’impact) qui augmente les besoins. Symptômes de carence : fatigue, baisse de VO2max, essoufflement précoce. Sources : viandes rouges, abats, lentilles, épinards (+ vitamine C pour l’absorption).
- Vitamine D : synthèse par la peau insuffisante en automne/hiver. Impliquée dans la santé osseuse, la fonction musculaire et immunitaire. Un dosage sanguin annuel est recommandé.
- Magnésium : impliqué dans plus de 300 réactions enzymatiques. Pertes importantes par la sueur. Symptômes : crampes, fatigue, irritabilité. Sources : chocolat noir, oléagineux, légumineuses, céréales complètes.
Attention : ne vous supplémentez que si une carence est objectivée par prise de sang. L’excès de certains micronutriments peut être néfaste.
Compléments alimentaires pour le trail runner
La majorité des compléments alimentaires ne présente pas de bénéfice prouvé chez le trail runner. La caféine est le seul ergogène validé scientifiquement. En ultra trail, les protéines en poudre et les BCAA peuvent être utiles. Les probiotiques (4-6 semaines avant une course) peuvent réduire les troubles digestifs.
Ce qui est validé scientifiquement
- Caféine : 3 à 6 mg/kg de poids 1 heure avant l’effort améliore la vigilance, retarde la fatigue et améliore les performances. En ultra trail : 100 à 200 mg toutes les 2 à 3 heures, notamment de nuit. Attention à la consommation chronique élevée qui peut être néfaste.
- Protéines en poudre (whey ou végétales) : utiles si vous ne parvenez pas à couvrir vos besoins par l’alimentation. En ultra, 15-20 g toutes les 3 heures pendant la course pourrait limiter les lésions musculaires.
- BCAA : alternative aux protéines en poudre si vous avez des troubles digestifs avec la whey. Pratique pendant l’ultra trail.
- Probiotiques (Lactobacillus et Bifidobacterium) : à prendre 4 semaines avant une épreuve longue pour réduire les troubles digestifs à l’effort.
- Non recommandés pendant la course : antioxydants à forte dose, créatine, nitrates, électrolytes en comprimés (sauf sodium si pertes importantes). Et surtout : jamais d’anti-inflammatoires (AINS) avant ou pendant un trail (risque rénal et digestif grave).
Pour aller plus loin, consultez mon article sur les compéments alimentaires chez le sportif
Hydratation : le pilier souvent négligé
Une déshydratation de seulement 2% du poids corporel suffit à dégrader significativement vos performances physiques et mentales. Au quotidien, visez 2 à 3 litres de liquides par jour, auxquels s’ajoutent 400 à 800 ml par heure durant les entraînements selon la chaleur et l’intensité.
Pendant l’effort, deux règles essentielles :
- Boire à sa soif, dès les 20 premières minutes, sans attendre d’avoir soif
- Ajouter du sodium (500 à 700 mg/L) dès que l’effort dépasse 4-5h, il améliore l’absorption de l’eau et prévient l’hyponatrémie, une complication grave causée par une ingestion excessive d’eau pure
Vos besoins précis dépendent de votre taux de sudation individuel, qui peut varier de 0,5 à plus de 2L/h selon la chaleur, l’intensité et votre génétique. Un test de sueur simple, réalisé à l’entraînement, permet de les personnaliser.
Pour aller plus loin, consultez mon article sur l’hydratation en trail et en ultra
Gut training : entraîner votre système digestif
Plus de 50 % des coureurs souffrent de troubles digestifs en compétition. La bonne nouvelle : l’intestin s’entraîne comme les muscles. Le gut training consiste à habituer progressivement votre système digestif à absorber de grandes quantités de glucides et de liquide pendant l’effort, afin d’éviter les douleurs et les abandons le jour J.
Principes du gut training
Le protocole de gut training doit être pratiqué pendant 8 à 12 semaines pendant votre phase de préparation, sur vos sorties longues :
- S’entraîner à consommer 60 g et plus de glucides par heure, en augmentant progressivement chaque semaine
- Reproduire exactement votre programme nutrition course pendant les entraînements longs
- S’entraîner à boire les quantités prévues en course (400-800 ml/h)
- Partir s’entraîner juste avec un repas pour habituer le système digestif à travailler pendant l’effort
- Augmenter la consommation de glucides au quotidien pour améliorer la capacité d’absorption intestinale
Pour aller plus loin, consultez mon protocole complet de gut training sur 12 semaines
Les signes que votre alimentation n’est pas optimale (REDs)
Un déficit énergétique chronique peut conduire au syndrome REDs (Relative Energy Deficiency in Sport), qui touche aussi bien les hommes que les femmes. Il se manifeste par 9 signes caractéristiques qui doivent vous alerter et vous inciter à consulter un nutritionniste du sport.
9 signes d’alerte à surveiller
Si vous présentez plusieurs de ces symptômes, votre alimentation est probablement insuffisante pour couvrir vos dépenses :
- Faim constante avec envies de sucre ou d’aliments gras et transformés
- Baisse des performances malgré l’entraînement
- Perte de poids ou de masse musculaire involontaire
- Maladies et blessures à répétition (fractures de stress, tendinites récurrentes)
- Fatigue persistante, même après récupération
- Troubles digestifs récurrents (ballonnements, constipation, diarrhées)
- Qualité du sommeil perturbée
- Mauvaise récupération après les entraînements
- Déséquilibres hormonaux : chez la femme (aménorrhée, perturbations du cycle), chez l’homme (baisse de libido, faible densité osseuse)
Si vous reconnaissez plusieurs de ces signes, consultez un nutritionniste du sport ou un médecin. Le syndrome REDs est traitable mais nécessite une prise en charge adaptée avec un rééquilibrage alimentaire.
Évaluez votre disponibilité énergétique : Fatigue persistante, blessures fréquentes, performances en baisse ? Faites le test en 5 minutes → Questionnaire de Disponibilité Énergétique
Pour aller plus loin : les guides spécialisés
Ces guides couvrent les fondamentaux de la nutrition trail. Pour chaque phase clé de votre préparation et de votre course, retrouvez un guide détaillé avec programmes nutrition, exemples de repas, et données scientifiques actualisées.
Les 5 guides essentiels du trail runner
- Avant votre trail (J-15 à J0) : charge glucidique, dernier repas, hydratation pré-course
- Pendant votre trail : glucides, hydratation, programme nutrition selon la durée
- Ravitaillements et recettes maison : gels, barres, boissons, sandwichs
- Hydratation complète : calculateur test de sueur, sodium, matériel
- Gut training : protocole 12 semaines pour préparer votre intestin
FAQ — Questions fréquentes sur l’alimentation trail
Combien de repas par jour pour un trail runner ?
3 repas principaux + 1 à 2 collations selon le volume d’entraînement. Les jours d’entraînement long ou intense, ajoutez une collation avant et/ou après l’effort. L’objectif est de répartir l’apport en protéines sur la journée (20-30 g par prise, 4 à 5 fois) pour optimiser la récupération musculaire.
Peut-on courir à jeun en trail ?
Pour des sorties courtes et légères (moins d’1h), l’entraînement à jeun peut être pratiqué occasionnellement pour améliorer l’utilisation des graisses. En revanche, pour toute sortie longue ou intense, mangez avant de partir. L’entraînement à jeun n’améliore pas les performances sur un trail.
Faut-il manger différemment en trail qu’en course sur route ?
Oui, principalement pendant l’effort. Le trail demande souvent plus d’énergie (dénivelé, terrain technique) et des épreuves plus longues. La tolérance digestive est aussi différente car l’intensité est généralement plus faible qu’en course sur route, ce qui facilite la digestion des aliments solides pendant la course.
La nutrition trail est-elle différente pour les femmes ?
Les principes généraux s’appliquent aux deux sexes. Les femmes doivent être particulièrement attentives au fer (pertes menstruelles + hémolyse mécanique) et au calcium/vitamine D (densité osseuse). Le risque de syndrome REDs est aussi plus documenté chez les femmes, en particulier celles qui pratiquent des sports d’endurance.
Quand consulter un nutritionniste du sport ?
Si vous présentez des signes de déficit énergétique (fatigue chronique, blessures répétées, baisse de performance), si vous préparez votre premier ultra trail, si vous avez des problèmes digestifs récurrents à l’effort, ou si vous voulez optimiser votre nutrition pour un objectif spécifique. Un nutritionniste du sport peut personnaliser vos apports selon votre profil.
D’autres questions après la lecture de cet article ? N’hésitez pas à m’écrire vos questions et commentaires en bas de la page.
- Nutrition for endurance sports: Marathon, triathlon, and road cycling
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- From Metabolism to Medals: Contemporary Perspectives and Revisiting Carbohydrate Guidelines for Fuelling Endurance Athletes During Exercise
- Image à la une: Man photo created by freepik

Bonjour, merci deja pour votre travail 🙂
“blanc de dinde grillé, une assiette de quinoa” : est ce voulu cette redondance de proteine à la fois animale (dinde) et végétale (quinoa) ? cela fait double emploi non ?
Oui vous pouvez diminuer la portion de la protéine animale si la quantité de quine est plus importante par exemple. Cela reste 2 sources de protéines différentes donc on ne peut pas comparer. À vous d’adapter en fonction des quantités, de vos besoins, et de vos convictions personnelles.
Bonjour,
Merci pour cet article clair et précis.
Je note une coquille de répétition «diminuez la taille de vos portions et la quantité de glucides. » dans les 2 cas (-> augmentez).
Une question concernant l’apport en glucides, devons nous considérer la ligne décrivant la quantité de « glucides » ou « dont sucres » des produits consommés ?
Merci pour votre réponse.
Julien
Merci Julien j’ai fait la modification.
Il faut utiliser la ligne glucides pour connaître l’apport en glucides du produit.
Sportivement,
Bonjour question qui peut peu etre paraitre bete, mais vous preconisez entre 60 et 90g de glucides/h, si l´on consomme une boisson qui contient des glucides, doit on soustraire cette quantité de glucides au 60-90 g/heure ? merci pour les conseils
Bonjour,
Oui il s’agit des recommandations actuellement sur les efforts longs ou intenses.
Pour la boisson, il faut compter l’apport en glucides et l’intégrer à l’apport total.
Sportivement,