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Accueil » Soigner ses douleurs et blessures » Douleur à la hanche et au bassin » Pubalgie : symptômes, causes et traitement

Pubalgie : symptômes, causes et traitement

La pubalgie est une douleur de l'aine et du pubis, très fréquente chez les sportifs qui courent, accélèrent, changent de direction ou frappent dans un ballon. Elle peut aussi toucher les femmes, avec ou sans sport, notamment pendant la grossesse.

Cette douleur peut devenir handicapante dans votre sport, mais aussi au quotidien : à la marche, dans les escaliers, en sortant de la voiture ou en toussant. Bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, elle se soigne sans opération, avec des exercices adaptés.

Retrouvez ici tout ce qu'il faut savoir sur la pubalgie : ses différentes formes, ses symptômes, ses causes, le traitement recommandé et le temps de guérison.

En bref : la pubalgie désigne les douleurs de l'aine et du pubis du sportif. Elle prend 3 formes principales, souvent associées : la douleur des adducteurs (tendinopathie, la plus fréquente), la douleur du bas du ventre et du canal inguinal, et la douleur de l'os du pubis. Elle vient le plus souvent d'une surcharge liée aux accélérations, changements de direction et frappes. Le traitement de référence n'est pas le repos complet mais un programme d'exercices progressif, en gardant la douleur à 3/10 maximum : comptez environ 10 à 12 semaines, parfois 3 à 4 mois si la douleur est ancienne. Consultez rapidement en cas de bosse à l'aine, de boiterie, de douleur la nuit ou de fièvre.

Sommaire :

Programme d'exercices pour soigner la pubalgie et les douleurs aux adducteurs >>(opens in new tab)

 

Qu'est-ce que la pubalgie ?

La pubalgie est un terme général qui désigne toutes les douleurs de l'aine et du pubis chez le sportif. Ce n'est pas une seule maladie : la douleur peut venir des adducteurs, de la paroi du bas du ventre ou de l'os du pubis, et ces atteintes sont souvent associées.

Le mot « pubalgie » est surtout utilisé en France. Depuis 2015, les experts internationaux (consensus de Doha) préfèrent classer les douleurs de l'aine du sportif selon la structure en cause : les adducteurs, le psoas, la région inguinale et le pubis, en vérifiant toujours que la douleur ne vient pas de la hanche ou d'une autre cause (1(opens in new tab)). C'est cette classification qui guide aujourd'hui le diagnostic et le traitement.

Les 3 formes de pubalgie

En pratique, on distingue 3 formes principales, que l'on reconnaît surtout en fonction de la localisation et des gestes qui réveillent la douleur :

  • La forme adductrice (tendinopathie des adducteurs) : la plus fréquente chez le sportif. La douleur se situe à l'intérieur de la cuisse, près de l'attache sur le pubis.
  • La forme abdominale ou inguinale : la douleur se situe au-dessus du pli de l'aine, dans le bas du ventre, et augmente quand vous toussez ou faites des abdominaux.
  • La forme pubienne : la douleur se situe sur l'os du pubis lui-même, au milieu, parfois des deux côtés.

FormeLocalisation de la douleurCe qui réveille la douleurGestes déclencheursCe qui change dans le traitement
Tendinopathie proximale des adducteurs
(pubalgie, forme adductrice)
Intérieur de la cuisse, près de l'attache sur le pubis, souvent d'un seul côtéSerrer les genoux contre une résistance, appuyer sur le tendonAccélérations, changements de direction, côtes, descentesRenforcement progressif des adducteurs : statique, puis dynamique, puis gainage adducteur
Pubalgie, forme pubienneSur l'os du pubis, au milieu, peut passer d'un côté à l'autreAppuyer sur l'os (pas de test spécifique)Impacts, sauts, appuis répétésMêmes exercices, mais impacts et course réintroduits plus tard ; récupération souvent plus longue
Pubalgie, forme abdominale
(inguinale)
Au-dessus du pli de l'aine, bas du ventreTousser, éternuer, faire des abdominauxFrappes, rotations du troncRenforcement du tronc et des abdominaux ; avis d'un spécialiste si échec de la rééducation
Lésion musculaire
(élongation, déchirure)
Sur le corps du muscle, à l'intérieur de la cuisseContraction ou étirement du muscleDouleur brutale sur une accélération, un sprint, une glissadeRééducation progressive en quelques semaines (voir la déchirure musculaire)

La douleur du psoas(opens in new tab), plus profonde, à l'avant de la hanche, fait aussi partie des douleurs de l'aine du sportif. Ces formes se soignent avec des exercices très proches : vous n'avez pas besoin de connaître votre forme exacte pour commencer votre rééducation.

 

Quels sont les symptômes de la pubalgie ?

Le symptôme principal de la pubalgie est une douleur de l'aine ou du pubis qui augmente avec le sport, surtout lors des accélérations, des changements de direction et des frappes, et qui se calme au repos. Au début, elle apparaît souvent à froid, disparaît à l'échauffement, puis revient en fin de séance ou le lendemain.

Où se situe la douleur d'une pubalgie ?

La douleur se situe dans la région de l'aine, du pubis, du bas du ventre ou à l'intérieur de la cuisse, d'un seul côté ou des deux côtés.

Pubalgie : où se situe la douleur ?
Localisation de la douleur en cas de pubalgie

Les symptômes les plus fréquents

  • Une douleur à l'aine, à l'intérieur de la cuisse, au-dessus du pli de l'aine ou sur l'os du pubis.
  • Une douleur qui augmente avec le sport (course, accélérations, changements de direction, frappes, côtes) et se calme au repos.
  • Une douleur quand vous serrez les genoux contre une résistance (forme adductrice).
  • Une douleur quand vous toussez, éternuez ou faites des abdominaux (forme abdominale).
  • Une raideur le matin ou après être resté assis longtemps, et parfois une gêne en sortant de la voiture ou dans les escaliers.

Pubalgie ou autre chose ?

Une douleur de l'aine n'est pas toujours une pubalgie. Une douleur profonde dans le pli de l'aine, qui augmente à la marche ou quand vous tournez la jambe, évoque plutôt la hanche(opens in new tab). Une bosse à l'aine fait penser à une hernie. Chez le coureur, une douleur de plus en plus précoce à l'appui doit faire penser à une fracture de fatigue. Dans tous ces cas, seul un examen médical permet de faire la différence.

 

Quelles sont les causes de la pubalgie ?

La pubalgie vient le plus souvent d'une surcharge : les tendons, les muscles et l'os de la région du pubis reçoivent plus de contraintes qu'ils ne peuvent en supporter, à force de répéter la course, les accélérations, les changements de direction et les frappes. Plus rarement, elle commence par une blessure brutale dite traumatique.

Les sports les plus touchés

La pubalgie touche surtout les sports avec accélérations, changements de direction et frappes : football, rugby, hockey, handball, tennis. Les coureurs à pied et les traileurs sont aussi concernés, notamment après une hausse rapide du volume, du fractionné ou du dénivelé, ou dans les descentes techniques.

Les facteurs de risque prouvés

Les études ont surtout identifié 4 facteurs de risque (1(opens in new tab)) :

  • Une ancienne blessure de l'aine : c'est le principal facteur de risque de récidive.
  • Des adducteurs plus faibles, en valeur absolue ou par rapport aux muscles de l'extérieur de la hanche.
  • Une charge d'entraînement élevé (plus de volume, plus d'intensité).
  • Une préparation physique spécifique insuffisante, notamment en début de saison.

D'autres causes sont souvent citées : hyperlordose, bascule du bassin, raideur des muscles, changement de chaussures ou de terrain. Elles restent possibles chez certains sportifs, mais aucune étude n'a montré qu'elles provoquent la pubalgie. Ne vous focalisez pas dessus : la priorité est de gérer la charge d'entraînement et de renforcer les adducteurs, les abdominaux et les hanches.

 

La pubalgie chez la femme

Chez la femme, une douleur du pubis peut avoir des causes différentes selon le contexte. Chez la sportive, la hanche ou la région inguinale doivent aussi être vérifiées. Pendant la grossesse ou après l'accouchement, il s'agit le plus souvent d'une douleur de la ceinture pelvienne, qui n'est pas une pubalgie du sportif et se soigne différemment.

Chez la sportive

Chez la sportive, les causes d'une douleur de l'aine ne sont pas toujours les mêmes que chez l'homme : la hanche, la région inguinale et le plancher pelvien doivent aussi être vérifiés. Un examen médical est donc encore plus important avant de commencer des exercices.

Chez la coureuse, pensez aussi aux fractures de fatigue du bassin ou du col du fémur, plus fréquentes chez la femme, surtout en cas de manque d'énergie (apport calorique insuffisant, règles irrégulières ou absentes) (8(opens in new tab)). Si c'est votre cas, faites le questionnaire de disponibilité énergétique(opens in new tab) et parlez-en à votre médecin.

Pendant la grossesse et après l'accouchement

Pendant la grossesse, environ 1 femme sur 5 a une douleur de la ceinture pelvienne : à l'avant, au niveau de la symphyse pubienne, et/ou à l'arrière, au niveau du bassin (9(opens in new tab)). Elle apparaît souvent vers le milieu de la grossesse et augmente jusqu'au troisième trimestre. Ses causes ne sont pas totalement connues : les hormones assouplissent les ligaments du bassin, mais cela ne suffit pas à expliquer la douleur. Un antécédent de mal de dos ou de traumatisme du bassin augmente le risque. La douleur est souvent réveillée par la marche, la station debout prolongée, les escaliers, le fait de se retourner dans le lit ou de se tenir sur une jambe (10(opens in new tab)).

Bonne nouvelle : elles disparaissent dans 9 cas sur 10 dans les 3 mois qui suivent l'accouchement (10(opens in new tab)). Si elles persistent au-delà, consultez. Les recommandations européennes conseillent d'abord des explications rassurantes (cette douleur n'est dangereuse ni pour vous ni pour votre bébé) et des exercices adaptés à chaque femme, pendant la grossesse comme après l'accouchement. Une ceinture pelvienne peut être essayée pour voir si elle soulage, mais seulement sur de courtes périodes (9(opens in new tab)). Un programme d'exercices de 8 à 12 semaines réduit le nombre de femmes qui ont mal au dos et au bassin, et les arrêts de travail. Pour une douleur du pubis ou du bassin seule, les preuves sont plus faibles : les exercices doivent être adaptés à l'origine de votre douleur, d'où l'intérêt d'être évaluée par un professionnel (11(opens in new tab)). Pendant la grossesse, ne prenez pas d'anti-inflammatoires sans avis médical.

Chez les coureuses, les blessures de la ceinture pelvienne font partie des blessures les plus fréquentes après l'accouchement, d'où l'importance d'une reprise très progressive (14(opens in new tab)).

À LIRE : Programme de sport pour la femme enceinte(opens in new tab)

Sans sport

Une femme qui ne fait pas de sport peut aussi avoir mal au pubis ou à l'aine, en dehors de la grossesse. Les causes sont alors très variées : hanche, dos, hernie, causes gynécologiques ou urinaires. Il ne faut pas parler trop vite de « pubalgie » : consultez votre médecin pour trouver l'origine de la douleur avant de commencer des exercices.

 

Diagnostic et signes d'alerte

Le diagnostic de la pubalgie repose avant tout sur l'examen clinique d'un médecin, si possible du sport : palpation des zones douloureuses, tests de contraction des adducteurs et des abdominaux, examen de la hanche. L'imagerie n'est souvent pas nécessaire.

Faut-il faire une IRM ?

Pas systématiquement. L'IRM montre souvent des anomalies du pubis ou des adducteurs chez des sportifs qui n'ont aucune douleur : elle ne suffit donc pas à poser le diagnostic (1(opens in new tab)). Elle ne décide pas non plus de la reprise du sport, qui se fait sur des critères de douleur et de force (7(opens in new tab)). Votre médecin la demandera en cas de doute sur une autre cause (fracture de fatigue, hanche, déchirure importante), ou si la douleur ne s'améliore pas malgré une rééducation bien suivie.

Quand consulter rapidement ?

Ces signes ne sont pas ceux d'une pubalgie classique. Arrêtez le sport et consultez un médecin si vous avez :

  • Une bosse à l'aine, ou une douleur qui augmente nettement quand vous toussez ou éternuez (hernie possible).
  • Une douleur profonde dans le pli de l'aine, qui arrive de plus en plus tôt quand vous marchez ou courez (fracture de fatigue possible) (8(opens in new tab)).
  • Une boiterie, ou une douleur qui vous réveille la nuit.
  • Une hanche qui se bloque ou accroche.
  • De la fièvre, des troubles urinaires ou digestifs, ou une douleur des testicules.

 

Quel est le traitement de la pubalgie ?

Le traitement de référence de la pubalgie est un programme d'exercices progressif (adducteurs, abdominaux, hanches), associé à une reprise progressive du sport, en gardant la douleur à 3/10 maximum. Le repos complet, les massages et les étirements seuls ne donnent pas de bons résultats, et la chirurgie ne se discute qu'en cas d'échec prolongé.

Le traitement le plus efficace : les exercices

Dans l'étude de référence, chez des sportifs qui avaient mal depuis environ 9 mois, un programme d'exercices actifs a permis à beaucoup plus de sportifs de reprendre leur sport sans douleur qu'une prise en charge passive (massages, étirements, appareils) (2(opens in new tab)). Plus récemment, une rééducation qui associe renforcement, contrôle du bassin, course puis changements de direction a permis à 73 % des sportifs de ne plus avoir mal en 10 semaines environ, quelle que soit la forme de pubalgie (3(opens in new tab)).

Le programme progresse en 3 temps : calmer la douleur avec des contractions douces des adducteurs et du gainage, renforcer progressivement les adducteurs, les abdominaux, les fessiers et les jambes, puis préparer la reprise avec des sauts et des changements de direction (12(opens in new tab)).

À LIRE : Les exercices pour soigner la pubalgie(opens in new tab)

Pas de repos complet : la règle du feu tricolore

Le repos complet ne soigne pas la pubalgie : dans une étude chez des footballeurs amateurs, l'arrêt total du sport a demandé environ 8 mois pour guérir, contre 2,5 à 3,5 mois avec une rééducation active (4(opens in new tab)). Continuez les activités qui ne réveillent pas la douleur (vélo, natation en crawl, elliptique, marche rapide), en surveillant votre douleur :

🚦 Le protocole « feu tricolore » pour surveiller votre douleur

  • 🟢 0 à 3/10 : zone confortable et idéale — vous pouvez faire vos exercices et votre sport sereinement.
  • 🟠 3 à 5/10 : douleur acceptable ponctuellement — vous pouvez poursuivre, mais surveillez la réaction après 24 h.
  • 🔴 > 5/10 : stoppez l'activité, la charge est trop élevée.

La règle des 24 h : la douleur ne doit pas être plus forte le lendemain matin qu'avant la séance. Si c'est le cas, vous en avez trop fait : réduisez à la séance suivante.

Le test du matin : notez votre douleur au lever et sur vos premiers pas. Si elle reste stable ou diminue de semaine en semaine, vous êtes sur la bonne voie.

Remarque : les adducteurs et le pubis restent une zone sensible. Pendant les exercices de renforcement, ne dépassez vraiment pas 3/10, même si vous vous sentez capable d'en faire plus.

Ce qui peut soulager la douleur

  • Le froid ou la chaleur : ils soulagent ponctuellement, sans soigner. Choisissez celui qui vous fait du bien.
  • Le short de compression : il a diminué la douleur sans baisse de performance chez des footballeurs (5(opens in new tab)).
  • Les médicaments contre la douleur : ils peuvent aider sur quelques jours, sur avis médical, mais ne remplacent pas les exercices.

Ce qui n'a pas fait ses preuves

Les infiltrations (corticoïdes, PRP…) et les autres injections n'ont que des preuves faibles ou contradictoires (5(opens in new tab)). Les étirements ne sont pas nécessaires pour guérir : vous pouvez les garder s'ils vous font du bien, sans dépasser 3/10. Méfiez-vous enfin des « remèdes miracles » : aucun produit ne remplace le renforcement progressif.

Et la chirurgie ?

La chirurgie concerne surtout certaines formes inguinales qui ne s'améliorent pas malgré plusieurs mois de rééducation bien conduite. Les études chirurgicales sont de moins bonne qualité que celles sur la rééducation : le traitement par exercices reste le premier choix (6(opens in new tab)).

Aperçu du programme d'exercices pour soigner la pubalgie

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Soignez votre pubalgie et reprenez votre sport sans douleur, en étant suivi

Le traitement le plus efficace, avec le meilleur programme d'exercices à la maison.

  • 12 semaines d'exercices en vidéo en 3 phases, puis 2 mois d'entretien
  • Des critères précis pour savoir quand passer à l'étape suivante
  • La gestion de la douleur : feu tricolore, test du matin, questionnaire chaque semaine
  • Les plans de reprise de la course, puis du terrain (accélérations, changements de direction, frappes)
  • Le chat privé pour poser toutes vos questions à Alexandre et être suivi (1 mois offert)

★★★★★ 4,9/5 — « Cela m'a apporté bien plus que 10 séances de kiné. » Yvan

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Combien de temps dure une pubalgie ?

Avec une rééducation complète, la majorité des sportifs n'ont plus mal en 10 à 12 semaines environ. Quand la douleur est installée depuis longtemps ou que l'os du pubis est touché, il faut souvent compter 3 à 4 mois, parfois plus.

Dans les études, 73 % des sportifs n'avaient plus mal en 9,9 semaines en moyenne avec une rééducation complète (3(opens in new tab)), contre environ 4 mois dans les essais plus anciens (2(opens in new tab)). Ce qui compte n'est pas la date mais l'évolution de vos critères : une douleur qui reste à 3/10 maximum, des adducteurs aussi forts des deux côtés, puis des changements de direction et des gestes sportifs sans douleur (7(opens in new tab)).

Une fois guéri, continuez le renforcement des adducteurs : dans les études chez les footballeurs, il réduit d'environ 30 % le risque de blessure de l'aine (13(opens in new tab)).

 

Questions fréquentes (FAQ)

Voici les réponses aux questions les plus fréquentes sur la pubalgie.

Quelle est la différence entre pubalgie et tendinite des adducteurs ? La tendinite (ou tendinopathie) des adducteurs est la forme la plus fréquente de pubalgie chez le sportif. La pubalgie est un terme plus large, qui regroupe aussi les douleurs du bas du ventre et de l'os du pubis.

Peut-on courir ou faire du vélo avec une pubalgie ? Oui, tant que la douleur reste à 3/10 maximum pendant l'effort et le lendemain matin. Le vélo et la natation en crawl sont souvent bien tolérés. Si la douleur dépasse 3/10 ou augmente d'un jour à l'autre, allégez.

Pubalgie : chaud ou froid ? Les deux peuvent soulager ponctuellement, sans soigner. Utilisez celui qui vous fait du bien, et concentrez-vous sur les exercices.

Existe-t-il un remède miracle contre la pubalgie ? Non. Aucun produit, crème ou complément ne soigne la pubalgie. Le traitement qui a fait ses preuves est un programme d'exercices progressif, associé à une reprise progressive du sport.

Une infiltration peut-elle soigner une pubalgie ? Les infiltrations peuvent diminuer la douleur quelque temps, mais leur efficacité n'est pas démontrée sur le long terme. Elles ne remplacent pas la rééducation.

Pubalgie chez la femme sans sport : que faire ? Consultez d'abord votre médecin, car les causes sont très variées (grossesse, hanche, dos, hernie, causes gynécologiques ou urinaires). Pendant la grossesse, il s'agit le plus souvent d'une douleur de la ceinture pelvienne, qui se soulage avec des exercices adaptés.

Quel spécialiste consulter pour une pubalgie ? Votre médecin traitant ou un médecin du sport pour le diagnostic, puis un kinésithérapeute pour la rééducation. En cas d'échec après plusieurs mois de rééducation bien conduite, un chirurgien spécialiste de l'aine peut donner son avis.

 

Témoignages

Voici des témoignages de sportifs qui ont suivi le programme d'exercices pour la pubalgie, tendinite et douleurs aux adducteurs(opens in new tab) d'Alexandre Auffret :

Yannick : « Pubalgie traînante depuis plus de 3 ans, errance médicale car mes premiers symptômes étaient au niveau du testicule avec une douleur à l'aine moins présente au début. […] J'ai suivi une rééducation avec un kiné (un bon) qui m'a bien soulagé, mais une fois les séances terminées, les douleurs sont revenues petit à petit. J'ai donc choisi de télécharger le programme proposé sur ce site afin de pouvoir moi-même prendre les choses en main sur le long terme, et les résultats ont été très rapides. Je ne regrette absolument pas, douleurs largement diminuées depuis. À noter qu'il convient d'être rigoureux et de continuer sans cesse à se “protéger” en pratiquant ce programme quand on a une faiblesse. »

Adrien : « Très bon programme, simple, bien expliqué et efficace. Je pense qu'il faut vraiment bien suivre les étapes et ne pas les sauter, et bien sûr être assidu (pas toujours facile, mais on n'a rien sans rien). »

Yvan : « Cela m'a apporté bien plus que 10 séances de kiné. »

Johann : « Super programme. Cela m'a permis de faire du gainage. L'évolution est impressionnante. Merci. »

David : « Programme efficace, exercices intéressants et à suivre régulièrement. Rien à redire ! »

 

En résumé

La pubalgie est une douleur de l'aine et du pubis qui touche surtout les sportifs, et qui se soigne dans la grande majorité des cas sans opération, avec des exercices progressifs.

  • Elle prend 3 formes principales : adducteurs, bas du ventre et canal inguinal, os du pubis.
  • Elle vient le plus souvent d'une surcharge liée aux accélérations, changements de direction et frappes.
  • Chez la femme, les causes sont différentes : un examen médical est indispensable, surtout pendant la grossesse ou sans sport.
  • Le traitement de référence est un programme d'exercices progressif, en gardant la douleur à 3/10 maximum, sans repos complet.
  • Comptez 10 à 12 semaines, parfois 3 à 4 mois si la douleur est ancienne.

Pour être guidé pas à pas : programme pubalgie, tendinite et douleur aux adducteurs, 12 semaines d'exercices en vidéo, de la douleur jusqu'à la reprise du sport →(opens in new tab)

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D'autres questions après la lecture de cet article ? N'hésitez pas à m'écrire vos questions et commentaires en bas de la page.

Informations fondées sur les dernières recommandations et données médicales et scientifiques(opens in new tab)

NB : Cet article n'a pas pour but de remplacer une consultation médicale qui reste la solution à privilégier et à conseiller.

 

Ressources scientifiques :

  1. Weir et al. (2015). Doha agreement meeting on terminology and definitions in groin pain in athletes. Br J Sports Med.(opens in new tab)
  2. Hölmich et al. (1999). Effectiveness of active physical training as treatment for long-standing adductor-related groin pain in athletes. The Lancet.(opens in new tab)
  3. King et al. (2018). Clinical and biomechanical outcomes of rehabilitation targeting intersegmental control in athletic groin pain. Br J Sports Med.(opens in new tab)
  4. Brito et al. (2023). Nonsurgical interventions for the management of long-standing groin pain in athletes: a systematic review of randomized controlled trials. Cureus.(opens in new tab)
  5. Bisciotti et al. (2020). The conservative treatment of longstanding adductor-related groin pain syndrome: a critical and systematic review. Biology of Sport.(opens in new tab)
  6. Serafim et al. (2022). Return to sport after conservative versus surgical treatment for pubalgia in athletes: a systematic review. J Orthop Surg Res.(opens in new tab)
  7. Vergani et al. (2022). Return to play in long-standing adductor-related groin pain: a Delphi study among experts. Sports Med Open.(opens in new tab)
  8. Robertson et Wood (2017). Femoral neck stress fractures in sport: a current concepts review. Sports Med Int Open.(opens in new tab)
  9. Vleeming et al. (2008). European guidelines for the diagnosis and treatment of pelvic girdle pain. Eur Spine J.(opens in new tab)
  10. Wu et al. (2004). Pregnancy-related pelvic girdle pain (PPP), I: terminology, clinical presentation, and prevalence. Eur Spine J.(opens in new tab)
  11. Liddle et Pennick (2015). Interventions for preventing and treating low-back and pelvic pain during pregnancy. Cochrane Database Syst Rev.(opens in new tab)
  12. Thorborg (2023). Exercise and load management of adductor strains, adductor ruptures and long-standing adductor-related groin pain. J Athl Train.(opens in new tab)
  13. Chen et al. (2025). Adherence to strength training and lower rates of sports injury in contact sports: a systematic review and meta-analysis. Orthop J Sports Med.(opens in new tab)
  14. Darroch et al. (2026). Pregnancy, birth outcomes, and postpartum injury in elite to world-class runners: a mixed methods study. BMC Pregnancy Childbirth.(opens in new tab)

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7 commentaires sur “Pubalgie : symptômes, causes et traitement”

  1. Bonjour,

    Cela fait bientôt 3 ans que je souffre de douleurs au niveau des adducteurs,psoas,pubis… suite à une préparation physique de football trop Intense. RAS concernant l’imagerie. J’ai vu a 2 reprises le docteur reboul, symphyse pubienne ok. J’ai tout testé,je suis actuellement à la 4 ème semaine de votre programme de rééducation de la tendinite du psoas, je ressens des effets positifs mais les adducteurs sont toujours aussi douloureux. Pensez-vous que le programme pubalgie puisse m’aider sachant que le programme d’helmich ne m’a pas soigné ?
    Merci

    1. Bonjour,

      Je pense qu’il faut avant tout aller au bout du programme pour la douleur du psoas. Ensuite, en fonction de l’évolution de la douleur, je pourrais alors vous répondre et vous conseiller. Envoyez moi un message via le formulaire de contact, à la fin de votre programme.

      Cordialement,

  2. Bonjour, je souffre depuis 4 ans sans aucune journée d’accalmie de bas ventre, région pubis/vessie. Je fais très peu de mouvements depuis 10 mois suite à fractures du pied… mais la douleur ne s’est pas calmée… J’ai 2 hernies inguinales, je me fais opérer en octobre. Je voudrais savoir si ma pubalgie pas vraiment diagnostic pourra disparaître après opération de mes hernies. Je ne supporte plus mes douleurs permanentes du bas de ventre, j’ai de plus en plus de mal à m’accroupir. Que faire? Merci pour vos réponses.

  3. J AI UNE DOULEUR AU PUBIS ET DANS L AINE GAUCHE ET DROIDE QUI ME FAIT TRES SOUFRIR QUAND JE MARCHE J AI L IMPRESSION QUE MON PUBIS VA TOMBER JE SUIS UNE DAME DE 70ANS ET JE SUIS A MOBILITER REDUITE JE ME DEPLACE SOIT EN FAUTEUIL ROULANT A L EXTRIEURE ET A LA MAISON JE ME DEPLACE AVEC UN DEANBULATEUR QUE PUIGE PRENDRE POUR CALMER CETTE DOULEUR

  4. j’ai des douleurs aux niveau des adducteur (jambe gauche) depuis 4 ans.
    en consultant un spécialiste, et après une IRM, il m’a donne une infiltration.
    un mois après l’infiltration elle sera plus douloureuse

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