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Anti-inflammatoire et mal de dos : lequel prendre et combien de temps ?

Le mal de dos est un problème très fréquent qui provoque des douleurs souvent très handicapantes au quotidien. Il devient alors difficile de se lever, de s'asseoir, de marcher, et de vivre normalement.

Pour ces raisons, les anti-inflammatoires (AINS) sont très souvent utilisés pour soulager la lombalgie(opens in new tab). Ces médicaments sont disponibles avec ou sans ordonnance, sous forme de comprimés, de gel ou de patch. Les plus connus sont l'ibuprofène (Advil®, Nurofen®), le diclofénac (Voltarène®, Flector®) et le kétoprofène.

Dans cet article, nous allons voir ce que sont les anti-inflammatoires, leur efficacité réelle sur le mal de dos, lequel choisir et combien de temps le prendre, leurs dangers, et quelles sont les meilleures alternatives pour soulager les douleurs lombaires.

Les anti-inflammatoires (ibuprofène, kétoprofène, diclofénac…) ont un effet faible sur le mal de dos : ils réduisent un peu la douleur, sans accélérer la guérison. Ils peuvent être utilisés quelques jours pour un lumbago douloureux, à la dose la plus faible, jamais plus de 5 jours sans avis médical, et sont contre-indiqués en cas d'ulcère, de problèmes rénaux ou cardiaques, de traitement anticoagulant et à partir du 6e mois de grossesse. Aucun n'est plus efficace qu'un autre. Les anti-douleurs puissants (codéine, tramadol, morphine) ne font pas mieux qu'un placebo, et le paracétamol non plus. Le traitement le plus efficace reste de rester actif, d'appliquer de la chaleur et de faire des exercices.

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Quels sont les médicaments anti-inflammatoires ?

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont des médicaments qui diminuent la douleur, la fièvre et l'inflammation. Ils existent en comprimés, en gel, en crème ou en patch.

Liste des anti-inflammatoires non stéroïdiens les plus utilisés :

  • Ibuprofène (Advil®, Nurofen®).
  • Diclofénac (Voltarène®, Flector®).
  • Kétoprofène (Profénid®, Kétum® en gel).
  • Naproxène (Apranax®).
  • Acide acétylsalicylique (Aspirine®), à forte dose.

Ils agissent en bloquant des enzymes (les COX) qui fabriquent les prostaglandines, des molécules produites par le corps qui participent à l'inflammation(opens in new tab), au gonflement et à la douleur.

À LIRE : Dos bloqué : que faire quand on a un lumbago ?(opens in new tab)

 

Les anti-inflammatoires sont-ils efficaces pour le mal de dos ?

Les anti-inflammatoires ont un effet faible sur le mal de dos : ils réduisent un peu plus la douleur qu'un placebo, que ce soit pour un lumbago ou une lombalgie chronique, mais cet effet est souvent trop petit pour faire une vraie différence. Ils peuvent aider à passer un cap douloureux de quelques jours, mais pas à soigner le mal de dos.

Une inflammation est souvent présente au début d'un mal de dos, notamment lors d'un lumbago. Théoriquement, prendre des médicaments anti-inflammatoires devrait donc diminuer la douleur et améliorer la mobilité.

Dans la pratique, les grandes revues d'études (Cochrane) montrent que les anti-inflammatoires ne soulagent le mal de dos que modestement : en moyenne, la douleur diminue d'à peine 7 points sur 100 de plus qu'avec un placebo. C'est pourquoi ils ne sont recommandés que ponctuellement, sur une courte durée, pour vous permettre de rester actif.

De plus, une étude publiée en 2022 a observé que les personnes qui prenaient des anti-inflammatoires au début de leur mal de dos avaient plus souvent une douleur qui persistait par la suite. Les chercheurs font l'hypothèse que la réaction inflammatoire du début jouerait un rôle dans la guérison, et que la bloquer pourrait la ralentir. Attention toutefois : cette étude observe une association, elle ne prouve pas que les anti-inflammatoires causent la douleur chronique (les personnes qui en prennent ont peut-être simplement plus mal au départ). Elle invite surtout à ne pas en prendre plus longtemps que nécessaire.

Enfin, les anti-inflammatoires provoquent des effets secondaires, parfois graves, qui augmentent avec la dose et la durée du traitement.

À LIRE : Comment soulager le mal de dos rapidement ?(opens in new tab)

Quel anti-inflammatoire choisir pour le mal de dos ?

Aucun anti-inflammatoire n'est plus efficace qu'un autre sur le mal de dos : ibuprofène, kétoprofène, diclofénac et naproxène donnent des résultats comparables. Le choix se fait donc surtout selon les risques : l'ibuprofène à faible dose, sur une courte durée, est souvent l'option la mieux tolérée.

Le kétoprofène (kétoprofène mal de dos est une recherche fréquente) n'est pas plus efficace que l'ibuprofène. En gel, il expose en plus à un risque d'allergie grave au soleil (photosensibilisation) : il ne faut pas exposer la zone traitée au soleil ni aux UV pendant le traitement et les 2 semaines qui suivent.

Les anti-inflammatoires en gel ou en patch ont peu d'effets secondaires, mais leur efficacité sur le mal de dos n'est pas démontrée : ils sont surtout efficaces sur les articulations superficielles, comme le genou ou la cheville.

Anti-inflammatoire sans ordonnance pour le mal de dos

Sans ordonnance, l'anti-inflammatoire le plus utilisé est l'ibuprofène, en comprimés de 200 ou 400 mg. Chez l'adulte, sans avis médical, ne dépassez pas 1 200 mg par jour et 5 jours de traitement. Lisez toujours la notice, et demandez conseil à votre pharmacien, surtout si vous prenez d'autres médicaments.

 

Effets secondaires et contre-indications des anti-inflammatoires

La prise de médicaments anti-inflammatoires n'est pas sans risque, et de nombreux effets secondaires peuvent apparaître, parmi lesquels :

  • Troubles digestifs (brûlures d'estomac, nausées, diarrhée, douleurs abdominales).
  • Ulcère de l'estomac et saignements digestifs, surtout après 65 ans et en cas de traitement prolongé.
  • Maux de tête et étourdissements.
  • Réactions allergiques, et crises d'asthme chez certains asthmatiques.
  • Problèmes rénaux, hypertension artérielle.
  • Plus rarement, des problèmes de foie ou de cœur (insuffisance cardiaque, infarctus, AVC).

Ne prenez pas d'anti-inflammatoire sans avis médical en cas de : ulcère ou saignement digestif (actuel ou passé), insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque, traitement anticoagulant ou antiagrégant (Kardégic®…), allergie à l'aspirine, asthme, hypertension, infection en cours (les anti-inflammatoires peuvent masquer et aggraver une infection), ou si vous avez plus de 65 ans.

Grossesse : les anti-inflammatoires, y compris en gel ou en patch, sont contre-indiqués à partir du début du 6e mois de grossesse, car ils peuvent être dangereux pour le bébé. Avant, ils sont déconseillés sauf avis médical. Pendant la grossesse, demandez toujours conseil à votre médecin ou sage-femme.

 

Conseils d'utilisation

Si vous prenez un anti-inflammatoire pour votre mal de dos, utilisez la dose efficace la plus faible, pendant la durée la plus courte possible : quelques jours, et jamais plus de 5 jours sans avis médical. Prenez-le au cours d'un repas, et ne l'associez jamais à un autre anti-inflammatoire.

  • Respectez la posologie recommandée et ne la dépassez pas.
  • Prenez votre anti-inflammatoire au cours des repas, pour réduire les maux d'estomac.
  • N'associez jamais deux anti-inflammatoires (par exemple ibuprofène et aspirine, ou comprimé et gel d'un autre AINS).
  • Ne buvez pas d'alcool pendant la durée du traitement.
  • Arrêtez le traitement dès que la douleur est supportable.

Parlez à votre médecin avant de prendre un anti-inflammatoire, surtout si vous avez des antécédents d'ulcère, de problèmes rénaux ou de maladies cardiaques. Si vous observez des effets secondaires (douleurs d'estomac, selles noires, gonflement des jambes…), arrêtez le traitement et consultez.

Et pour les sportifs ? Prendre un anti-inflammatoire "préventif" avant une course ou un entraînement est déconseillé : cela augmente le risque de problèmes rénaux et digestifs à l'effort, et masque la douleur. Retrouvez tous les détails dans mon article anti-inflammatoire et sport : les effets et les risques(opens in new tab).

🚑 Consultez plutôt que de prendre des médicaments seul si :

  • En urgence (15) : troubles urinaires ou des selles, engourdissement entre les cuisses.
  • Faiblesse d'une jambe, fièvre, douleur après une chute, antécédent de cancer ou perte de poids inexpliquée.
  • Douleur intense la nuit qui ne se calme pas au repos, ou qui ne s'améliore pas après quelques jours de traitement.

 

Autres médicaments contre le mal de dos

Aucun médicament ne soigne le mal de dos. Le paracétamol n'est pas plus efficace qu'un placebo, les anti-douleurs puissants (opioïdes) non plus, les décontractants musculaires ont un effet faible avec plus d'effets secondaires, et les médicaments des douleurs nerveuses (prégabaline, gabapentine) ne sont pas efficaces sur la sciatique :

  • Paracétamol : longtemps conseillé en premier, il ne fait pas mieux qu'un placebo dans la lombalgie aiguë.
  • Décontractants musculaires (myorelaxants) : associés à un anti-inflammatoire, ils peuvent soulager un peu plus un lumbago à court terme, mais avec un effet faible et davantage d'effets secondaires (somnolence, vertiges). En France, ils sont délivrés sur ordonnance et très encadrés.
  • Antidépresseurs : parfois prescrits dans la lombalgie chronique, certains (comme la duloxétine) ont un petit effet sur la douleur, au prix d'effets secondaires fréquents (nausées, somnolence). Ils relèvent d'un avis médical.
  • Prégabaline et gabapentine : souvent prescrites pour la sciatique, elles ne sont pas plus efficaces qu'un placebo et exposent à des effets secondaires (vertiges, somnolence) et à un risque de dépendance.

Existe-t-il un anti-douleur puissant pour le mal de dos ?

Non : les anti-douleurs les plus puissants, les opioïdes (codéine, tramadol, oxycodone, morphine), ne soulagent pas mieux le mal de dos qu'un placebo. Un grand essai publié en 2023 (OPAL) l'a confirmé pour le lumbago et la douleur de la nuque, avec en plus un risque de douleur persistante un peu plus élevé dans le groupe opioïde.

De plus, leurs effets secondaires sont nombreux : somnolence, confusion, nausées, constipation, vertiges, respiration ralentie, et risque de dépendance. Ils ne sont donc pas recommandés dans le mal de dos.

Si votre douleur est si forte qu'aucun traitement ne la soulage, il faut consulter votre médecin pour vérifier l'absence de cause particulière, plutôt que d'augmenter la puissance des médicaments.

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Anti-inflammatoires naturels

Parmi les anti-inflammatoires naturels, seuls la capsaïcine (crème au piment de Cayenne) et, dans une moindre mesure, l'écorce de saule blanc ont montré un effet sur le mal de dos. Ils ne sont pas sans risque et peuvent interagir avec vos médicaments.

  • Capsaïcine (crème ou patch au piment de Cayenne) : preuves modérées, c'est le remède naturel le mieux étudié.
  • Écorce de saule blanc : preuves faibles. Elle contient des salicylés (proches de l'aspirine) : à éviter en cas d'allergie à l'aspirine, de traitement anticoagulant, de grossesse, et en association avec un anti-inflammatoire.
  • Magnésium : action anti-douleur reconnue, mais preuves encore faibles sur le mal de dos.
  • Curcuma, oméga-3, gingembre : pas d'efficacité démontrée sur le mal de dos. Le curcuma et le gingembre sont à éviter avec un traitement anticoagulant.

Méfiez-vous aussi du millepertuis, parfois conseillé contre la douleur : il n'a pas d'effet démontré sur le mal de dos et interagit avec de nombreux médicaments (pilule contraceptive, antidépresseurs, anticoagulants…).

Demandez toujours conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre un complément alimentaire si vous suivez un traitement.

À LIRE : 10 remèdes naturels pour soulager le mal de dos(opens in new tab)(opens in new tab)(opens in new tab)

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Quel est le meilleur traitement pour soulager le mal de dos ?

Le traitement le plus efficace du mal de dos n'est pas un médicament : c'est de rester actif, de faire des exercices adaptés et d'appliquer de la chaleur. Les médicaments ne sont qu'un appoint ponctuel pour passer un cap douloureux.

Les recommandations médicales (HAS, NICE) indiquent que les personnes souffrant d'un mal de dos doivent privilégier les traitements non médicamenteux : rester actif, marcher(opens in new tab), faire des exercices, et appliquer de la chaleur(opens in new tab)..

En plus des exercices, il est possible d'y associer le massage(opens in new tab), et la thérapie manuelle (ostéopathie ou kinésithérapie) afin de soulager les douleurs ponctuellement.

Ensuite, pour éviter que le mal de dos ne devienne chronique ou ne revienne, pratiquez régulièrement des activités physiques conseillées(opens in new tab) pour le dos, comme la natation, le vélo, la marche rapide, la course à pied(opens in new tab), ou le renforcement musculaire(opens in new tab).

À LIRE : Lombalgie : 11 exercices de rééducation d'un kiné(opens in new tab)

Vous pouvez retrouver ma vidéo YouTube sur les médicaments pour soulager le mal de dos ici :

 

Questions fréquentes (FAQ)

Quel est le meilleur anti-inflammatoire pour le mal de dos ? Aucun n'est plus efficace qu'un autre. L'ibuprofène à faible dose, sur quelques jours, est souvent l'option la mieux tolérée.

Combien de temps prendre de l'ibuprofène pour un mal de dos ? Le moins longtemps possible : quelques jours, et jamais plus de 5 jours sans avis médical, sans dépasser 1 200 mg par jour sans ordonnance.

Le kétoprofène est-il efficace pour le mal de dos ? Pas plus que les autres anti-inflammatoires. En gel, il expose à une allergie grave au soleil : ne pas exposer la zone au soleil pendant le traitement et les 2 semaines suivantes.

Quel est l'anti-douleur le plus puissant pour le mal de dos ? Les opioïdes (codéine, tramadol, morphine) sont les plus puissants, mais ils ne soulagent pas mieux le mal de dos qu'un placebo et ne sont pas recommandés.

Les anti-inflammatoires en gel sont-ils efficaces sur le dos ? Leur efficacité sur le mal de dos n'est pas démontrée ; ils sont surtout utiles sur les articulations du genou, du pied, ou encore du coude.

Peut-on prendre un anti-inflammatoire enceinte ? Non à partir du 6e mois de grossesse, même en gel. Avant, uniquement sur avis médical.

 

Témoignages

Voici des témoignages de personnes qui ont suivi le programme pour soulager durablement le mal de dos(opens in new tab) d'Alexandre Auffret :

Karim : "J'ai depuis une quarantaine d'années des problèmes de lombalgie liés à un pincement discal. Le programme est très bien conçu : une progression précise, des conseils clairs et adaptés aux différentes problématiques, des réponses rapides et précises sont proposées quand on sollicite directement Alexandre… En bref, depuis que je suis ce programme, j'ai une atténuation nette des douleurs (lombalgies plus rares et moins invalidantes) et ma pratique sportive s'est nettement améliorée. Un grand merci pour votre aide."

Didier : "Des lumbagos à répétition m'empêchaient régulièrement de faire du sport, et même si mon kiné (du sport) m'avait donné des exercices de gainage, je ne les effectuais pas assez régulièrement pour qu'ils soient efficaces. J'ai commencé le programme d'Alexandre mi-novembre ; le début n'est pas facile car il faut parfois réellement se forcer à effectuer les exercices quotidiens (même en cas de douleur, ou de flemme), puis les exercices se transforment petit à petit en routine quotidienne qui ne pose plus de problème de motivation, et devient même un moment agréable. J'ai constaté une amélioration au bout de 2 semaines, et après 1 mois j'ai réussi à refaire régulièrement du sport. Je suis à la 9ᵉ semaine du programme, et lorsque je l'aurai terminé j'envisage de suivre le programme de renforcement musculaire, principalement pour le haut du corps, car je pratique le tir à l'arc, qui sollicite à la fois les lombaires, les abdominaux et les épaules. Je recommande sans hésitation ce programme."

Aline : "Programme très bien, facile et validé par ma kiné qui me suit actuellement."

René : "Je suis scrupuleusement les conseils d'Alexandre et je vous avoue que mon quotidien a radicalement changé ! En complément, j'essaie de pratiquer la marche. Je vous conseille vivement ces exercices qui sont à la portée de tout le monde : il suffit d'être motivé !"

 

En résumé

Les anti-inflammatoires ont un effet faible sur le mal de dos. Ils peuvent aider à passer quelques jours difficiles, à la dose la plus faible et jamais plus de 5 jours sans avis médical, mais ils ne soignent pas. Les anti-douleurs puissants ne font pas mieux. Le vrai traitement reste de rester actif, de faire des exercices et d'utiliser la chaleur.

Pour être guidé pas à pas avec un programme d'exercices progressif :

👉 Découvrir le programme pour soigner le mal de dos(opens in new tab)

Vous êtes sportif (course à pied, trail, vélo) ? Découvrez la version sportifs du programme(opens in new tab)

D'autres questions après la lecture de cet article ? N'hésitez pas à m'écrire vos questions et commentaires en bas de la page.

Informations fondées sur les dernières recommandations et données médicales et scientifiques(opens in new tab)

NB : Cet article n'a pas pour but de remplacer une consultation médicale qui reste la solution à privilégier et à conseiller. Ne prenez pas de médicament sans l'avis de votre médecin ou pharmacien.

 

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2 commentaires sur “Anti-inflammatoire et mal de dos : lequel prendre et combien de temps ?”

  1. Bonjour. Merci pour ces renseignements. L’orqu il s agit d une vraisemblable fracture de fatigue des ailerons sacrés peut on faire de la kine ou privilégier l ostéopathie ou les massages. Merci de vos conseils. Cordialement

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