Vous avez peut-être déjà essayé de supprimer le gluten ou le lactose avant une course, sans pour autant voir de réelles différences. Ce n’est pas parce que la stratégie est mauvaise, mais plus souvent parce que vous n'avez pas ciblé les bons aliments. En effet, la recherche la plus récente montre que c'est surtout la réduction des FODMAPs qui offrent les meilleurs résultats pour prévenir les troubles digestifs à l'effort.
Dans cet article, découvrez ce que sont les FODMAPs, dans quels aliments sont-ils présents et comment les réduire avant une compétition grâce à des menus détaillés pour vous aider à améliorer votre confort digestif pendant l'effort (course à pied, trail, cyclisme, triathlon...).
- Qu'est-ce que les FODMAPs ?
- Liste des aliments riches en FODMAPs
- Pourquoi les sportifs ont-ils des troubles digestifs à l'effort ?
- Bienfaits du régime pauvre en FODMAPs
- À qui s'adresse le régime pauvre en FODMAPs ?
- Comment faire un régime pauvre en FODMAPs ?
- Menus pauvres en FODMAPs
- Limites et risques du low FODMAP
- Gluten vs FODMAP : quelle différence ?
- Questions fréquentes (FAQ)
- Conclusion
Qu’est-ce que les FODMAPs ?
FODMAPs est un acronyme anglais qui désigne cinq catégories de glucides à chaîne courte. Ces glucides sont très mal absorbés dans l’intestin grêle, et finissent par fermenter dans le côlon et créer un appel d’eau par effet osmotique. Résultat : gaz, ballonnements, douleurs abdominales, diarrhée ou envie urgente d’aller aux toilettes — exactement ce que redoutent les sportifs d'endurance, et plus particulièrement les coureurs à pied.
- Fermentable
- Oligo-saccharides : fructanes (blé, seigle, oignon, ail, artichaut, poireau) et galacto-oligosaccharides/GOS (légumineuses : lentilles, pois chiches, haricots)
- Di-saccharides : lactose (lait, yaourt, fromage frais)
- Mono-saccharides : fructose en excès (miel, certains fruits, sirop de glucose-fructose)
- And (et)
- Polyols : sorbitol, mannitol, xylitol, maltitol (certains fruits, champignons, édulcorants “sans sucre”)
Ces glucides sont parfaitement bien tolérés par la majorité de la population en dehors de l’effort. Ils sont également très importants pour l'équilibre de notre flore intestinale. Mais chez les sportifs d’endurance en compétition, le contexte physiologique de l’exercice intense peut les rendre problématique pour la fonction digestive.
À LIRE : Glucides pour le sportif d'endurance : Guide complet
Liste des aliments les plus riches en FODMAPs
Voici une liste des sources de FODMAPs les plus fréquentes dans l’alimentation des athlètes d’endurance, ainsi que les alternatives pauvres en FODMAPs :
Note : Parce que les FODMAPs sont présents dans la plupart des aliments les plus consommés du sportif, notamment les sources de glucides, il est facile de consommer une quantité importante de FODMAPs au sein d'une alimentation sportive équilibrée et riche en glucides. De plus, la quantité de FODMAPs peut s'avérer encore plus conséquente durant la phase de recharge glucidique pré-compétition, si le sportif ne s'oriente pas vers les sources de glucides recommandées durant cette phase.
Les FODMAPs dans les produits sportifs
Sur 16 produits sportifs courants analysés (boissons d'effort, gels, barres, bonbons), 7 contiennent une quantité élevée de FODMAPs dans une seule portion, et presque tous apportent des quantités importantes de FODMAPs lorsqu'il sont consommés régulièrement pendant l'effort. Si vous êtes sensibles, vérifiez la composition de vos gels (fructose ; polyols : sorbitol, mannitol, maltitol), barres (blé complet, sirop de glucose-fructose à haute teneur en fructose) et boissons d’effort (Killian et al., 2021).
Application FODMAP de l'université de Monash
L’Université Monash (Melbourne, Australie) est à l’origine du concept FODMAP. Leurs chercheurs ont développé et validé le protocole dès 2005, et continuent de produire la recherche de référence sur le sujet. Leur application Monash FODMAP est l’outil le plus fiable pour identifier la teneur en FODMAPs de chaque aliment, avec des données basées sur des analyses en laboratoire plutôt que sur des estimations.

Pourquoi les sportifs ont-ils des troubles digestifs à l'effort ?
Lors d’un exercice physique à plus de 75% de la FC max pendant plus de 2 heures, le flux sanguin vers le système digestif peut chuter de 80 % (Costa et al., 2017). L’intestin, moins bien perfusé, est alors plus sensible et ne parvient plus à absorber normalement les aliments et les liquides. C’est notamment la raison pour laquelle 40 à 94 % des athlètes d’endurance rapportent des troubles digestifs pendant l'effort (Kołodziejczyk et al., 2026).
Le lien avec les FODMAPs
Les propriétés spécifiques des FODMAPs (glucides fermentescibles) leur confèrent le potentiel de modifier le contenu intestinal. Ils influencent la production de gaz et la motricité gastro-intestinale. Ils augmentent la probabilité de passage des nutriments dans l'iléon, ce qui aggrave les symptômes lors de l'activité physique intense. L'athlète peut se retrouver dans une situation où les particules alimentaires non digérées, telles que les FODMAPs, peuvent augmenter le volume des selles et provoquer une translocation osmotique d'eau, entraînant des troubles digestifs comme la diarrhée ou les ballonnements.
Toutefois, parce que les FODMAPs restent méconnus pour le grand public, une enquête auprès de 430 athlètes d’endurance (Killian et al., 2021) a révélé que plus de 65 % consomment des aliments high FODMAP dans leur repas de pré-compétition et leur petit-déjeuner du jour J, souvent sans en avoir conscience. En effet, les aliments les plus consommés avant et pendant l'effort sont souvent naturellement très riches en FODMAPs.
De ce fait, réduire la consommation de fibres et de FODMAPs avant un effort physique intense et prolongé permettrait de limiter les troubles digestifs durant l'effort.
Pour en connaître davantage sur l'ensemble des causes des troubles digestifs durant l'effort, vous pouvez consulter mon article "Comment résoudre les troubles digestifs du sportif ?"
Bienfaits du régime pauvre en FODMAPs chez le sportif
Plusieurs études scientifiques ont permis d'étudier les bienfaits d'un régime pauvre en FODMAPs chez le sportif :
- Amélioration des symptômes digestifs quotidiens : 82 % des coureurs ont amélioré leurs symptômes digestifs du quotidien avec un régime low FODMAP de 6 jours. Ballonnements : - 45 %. Flatulences : - 52 %. Douleurs abdominales et urgences à la selle : réduction significative (Lis et al., 2018).
- Réduction des symptômes digestifs pendant l’effort : un régime riche en FODMAPs 24 à 48h avant l'effort augmente significativement les symptômes digestifs et la fermentation intestinale pendant la course (Gaskell et al. 2020 ; Scrivin et al. 2024).
De ce fait, 80 % des études disponibles valident l'efficacité du régime pauvre en FODMAPs, couplé avec le gut training, pour réduire les troubles digestifs chez le sportif d'endurance (Montero-Carrasco et al. 2024).
Note importante : Le régime pauvre en FODMAPs doit rester une intervention ponctuelle, et ne pas dépasser maximum 4 à 6 jours. Il ne faut pas réduire les FODMAP sur une période prolongée sans l'avis d'un professionnel de santé qualifié (voir la section sur les risques en fin d'article).
À qui s'adresse le régime pauvre en FODMAPs ?
Le régime pauvre en FODMAPs réalisé ponctuellement avant une compétition est recommandé pour :
- Sportifs qui présentent régulièrement des troubles digestifs pendant les efforts intenses prolongés : douleurs abdominales, ballonnements, diarrhée ou envies urgentes d'aller aux toilettes.
- Athlètes qui ont des difficultés à digérer avant une course.
- Sportifs qui ont des antécédents de troubles digestifs en compétition, notamment sur le marathon ou les ultras.
- Athlètes qui ont testé la recharge glucidique pré-compétition et qui ont subi des troubles digestifs.
N'oubliez pas que pour la plupart des athlètes, les fondamentaux suffisent : réduire les fibres et les graisses à partir de J-2, manger un repas familier testé à l'entraînement le matin du départ, et travailler votre tolérance digestive via le gut training en préparation.
Enfin, si vos symptômes sont sévères, fréquents, ou présents aussi au repos, une consultation chez un médecin ou une diététicienne formée au protocole FODMAP est recommandée avant de vous lancer seul dans la restriction. En effet, dans cette situation, une phase d'élimination prolongée des FODMAPs sur 2 à 6 semaines, puis une phase de réintroduction progressive sur 8 à 12 semaines pour déterminer précisément les FODMAPs qui posent problème est alors un traitement à considérer.
À LIRE : Comment résoudre les troubles digestifs en course à pied et trail ?
Comment suivre un régime pauvre en FODMAPs avant une compétition ?
Chez les athlètes sensibles qui ont tendance à souffrir de troubles digestifs à l'effort, il est recommandé de tester un régime pauvre en FODMAPs sur les 24 à 48h qui précèdent votre épreuve.
Le protocole low FODMAPS :
- J-2 (48h avant le départ) : Éliminez tous les aliments les plus riches en FODMAPs : oignon, ail, légumineuses, fruits frais et fruits secs, produits laitiers riches en lactose, céréales complètes.
- J-1 (veille) : continuez le low FODMAP, favorisez les glucides digestibles (riz, pâtes ordinaires en quantité adaptée à votre recharge), réduisez les fibres et les graisses.
- Matin du jour J : repas familier, testé de nombreuses fois à l’entraînement. Aucune improvisation, aucun aliment nouveau.
Conseil pratique : Ce protocole doit être testé plusieurs fois à l'entraînement, notamment avant vos sorties longues en phase de préparation, pour déterminer les aliments qui sont à éliminer, ceux qui sont bien tolérés, et déterminer les quantités pour vous assurer le meilleur confort digestif le jour J.
Exemples de menus pauvres en FODMAPs
Journée J-2 (48h avant le départ)
- Petit-déjeuner : pétales de maïs + lait sans lactose + banane mûre + 2 œufs brouillés + café ou thé (sans lait).
- Déjeuner : blanc de poulet grillé + riz basmati + courgettes pelées avec huile d'olive + tomates cerises + une orange.
- Encas : banane + 30 g maltodextrine dans de l’eau.
- Dîner : saumon au four + pommes de terre vapeur + huile d’olive + sel + galettes de riz.
Journée J-1 (veille du départ)
- Petit-déjeuner : pain blanc toasté + confiture de fraise + banane mûre + thé.
- Déjeuner : riz blanc + dinde ou poulet + carottes cuites + un kiwi.
- Encas : 30 g maltodextrine dans de l’eau + galette de riz.
- Dîner : riz blanc ou pâtes ordinaires (blanches, pas complètes) + filet de poulet ou poisson blanc + courgettes. Pas de fromage frais, pas de lait, pas de sauces toutes prêtes.
Aliments à éviter J-2 et J-1 : chewing-gums et bonbons sans sucre, jus de fruits en grande quantité, légumineuses sous toutes leurs formes, sauces industrielles (contiennent quasi systématiquement oignon et ail), fruits frais, aliments riches en fibres.
Pour calibrer les quantités de glucides selon le format de votre épreuve, mon article Recharge glucidique : combien de glucides avant la course ? détaille les doses par profil et par distance.
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Nutrition et Hydratation pour les sports d'endurance
- Au quotidien, à l'entraînement et en compétition
- Recettes de boissons, de gels et de ravitaillements
- Exemples de repas équilibrés
Limites et risques du régime pauvre en FODMAPs
Le régime pauvre en FODMAPs ne doit pas être suivi sur une période prolongée et ne suffit pas à lui seul à prévenir les troubles digestifs à l'effort.
Les limites du low FODMAP
Le low FODMAP avant une course soulage le système digestif en réduisant le contenu de résidus alimentaires non digérés et fermentescibles avant l’effort. Toutefois, si vous avez déjà une fragilité digestive au quotidien (perméabilité intestinale, difficulté à vous alimenter pendant l'effort), il ne sera pas suffisant.
Le levier complémentaire indispensable est le gut training : entraîner votre système digestif à tolérer et absorber des apports glucidiques croissants pendant l'effort, avec une exposition régulière durant vos semaines de préparation. Cette méthode permet d'améliorer les transporteurs des glucides au sein du système digestif pour faciliter leur absorption, et de désensibiliser la paroi intestinale pour l'habituer à courir ou pédaler le "ventre plein".
Mon article Gut Training : entraînement intestinal pour l’endurance détaille le protocole semaine par semaine, avec les ajustements selon votre profil digestif.
Les risques du régime pauvre en FODMAPs
Le régime pauvre en FODMAPs n’est pas conçu pour être suivi indéfiniment. Les FODMAPs sont des prébiotiques : ils nourrissent les bonnes bactéries de votre intestin. Une restriction prolongée entraîne des modifications mesurables du microbiote : diminution des Bifidobacterium et Lactobacillus, deux espèces bactériennes associées à la santé intestinale et à la réponse immunitaire.
Les autres risques d’un low FODMAP chronique chez le sportif : déficit énergétique et glucidique si la restriction est trop sévère, appauvrissement de la diversité alimentaire, et difficultés de socialisation autour des repas en déplacement ou en stage.
La stratégie recommandée : utilisation ponctuelle et ciblée, seulement 24-48h avant les événements importants, avec retour à une alimentation normale après. Pour les profils avec troubles digestifs sévères ou chroniques, un suivi par un(e) diététicien(ne) formé(e) au protocole FODMAP est recommandé avant d’aller plus loin.
À LIRE : 8 aliments pour améliorer la flore intestinale (microbiote)
Gluten vs FODMAP : quelle différence ?
Beaucoup de sportifs suppriment le gluten avant une course, se sentent mieux, et en concluent qu’ils sont “intolérants au gluten”. La réalité est souvent différente.
En effet, le blé contient des fructanes, une catégorie de FODMAPs. Quand vous supprimez le pain, les pâtes et les céréales à base de blé, vous réduisez aussi massivement votre charge en fructanes. Vous réduisez donc considérablement les FODMAPs de votre alimentation. C’est cette réduction-là qui soulage les symptômes, pas l’élimination du gluten, qui est une protéine.
De plus, concernant le gluten, nous savons que "aucune étude n'a démontré qu’un régime sans gluten réduit les troubles digestifs chez les sportifs non-cœliaques" (Montero-Carrasco et al. 2024).
Conséquence pratique : l'élimination du gluten seule n'est souvent pas suffisante chez les athlètes les plus sensibles, car il réduit une partie des FODMAPs, d'où l'absence d'effets retrouvés sur l'amélioration des troubles digestifs à l'effort. Réduire les FODMAPs avant une course s'avère donc une stratégie souvent plus payante.
Exception notable : si vous avez une maladie cœliaque avérée, le régime sans gluten est médicalement indispensable et non discutable. Mais cette condition concerne moins de 1 % de la population.
Questions fréquentes (FAQ)
Dois-je supprimer tous les FODMAPs ou seulement certains ?
La stratégie optimale n’est pas une suppression totale mais une réduction ciblée sur les 48h avant la course. Commencez par éliminer les catégories les plus fermentescibles (fructanes du blé, oignon, ail, légumineuses, lactose) et identifiez progressivement vos déclencheurs personnels via un journal alimentaire. L’application Monash University est votre meilleur outil pour affiner.
Le low FODMAP s’applique-t-il aussi pendant l’effort (gels, boissons) ?
Oui, chez les athlètes sensibles, la vigilance s’étend aux produits de l'effort en course. Vérifiez la présence de fructose dans vos gels et boissons, ainsi que de polyols (sorbitol, mannitol, xylitol). Le fructose dans vos produits d’effort n'est nécessaire que si vous devez consommer plus de 60g de glucides par heure.
Je fais des ultra-trails de plus de 10h, le low FODMAP fonctionne-t-il pour moi ?
Nous manquons de données claires sur les ultra-longues distances. Une étude menée sur un ultra de 56 km n’a pas trouvé d’association entre apport FODMAPs et symptômes pendant l’épreuve, suggérant que d’autres facteurs dominent sur des efforts très longs (ischémie prolongée, fatigue, stratégie glucidique totale). Le low FODMAP reste toutefois pertinent pour votre préparation dans les 48h avant, mais son impact pendant l'effort sur ultra est moins documenté qu’en course courte ou marathon (Convit et al. 2024).
Je n’ai pas de troubles digestifs habituellement, dois-je quand même faire du low FODMAP avant course ?
Non. Pour les sportifs sans symptômes significatifs, le low FODMAP ne présente pas d’intérêt documenté. Concentrez-vous sur les fondamentaux : réduction des fibres et des graisses à partir de J-2, repas familier le matin de course, gut training progressif intégré à votre préparation.
Peut-on combiner low FODMAP et recharge glucidique ?
Oui, et c’est même la stratégie optimale. Les meilleures sources glucidiques pour la recharge (riz blanc, pâtes ordinaires sans gluten, pommes de terre, pétales de maïs) sont précisément des aliments low FODMAP ou à teneur modérée. Les deux objectifs sont parfaitement compatibles.
Conclusion
Les FODMAPs sont probablement le levier nutritionnel le moins connu et le plus sous-utilisé dans la prévention des troubles digestifs en sport d’endurance. Pourtant le low FODMAP pré-compétition réduit les symptômes chez la majorité des sportifs symptomatiques.
La mise en pratique est moins complexe qu’elle n’y paraît : 48h de restriction ciblée, des menus simples autour du riz, du poulet et des sources de glucides adaptés, et une vigilance sur vos produits sportifs. Et en préparation, un gut training progressif pour améliorer votre tolérance digestive et votre capacité à vous alimenter et vous hydrater pendant l'effort.
Prochaine étape : testez le protocole pauvre en FODMAPs 24h avant votre prochaine sortie longue et mettez en place le protocole de gut training pour arriver avec un système digestif bien préparé le jour J.
Pour comprendre les mécanismes physiologiques complets derrière les troubles digestifs à l’effort et évaluer votre profil de vulnérabilité digestive personnelle, mon article Résoudre les troubles digestifs en Course à pied et Trail est la ressource complémentaire.
D’autres questions après la lecture de cet article ? N’hésitez pas à m’écrire vos questions et commentaires en bas de la page.
Sources :
- Hoogervorst et al. 2019 -Gastrointestinal Complaints and Correlations with Self-Reported Macronutrient Intake in Independent Groups of (Ultra)Marathon Runners Competing at Different Distances
- Lis et al. 2018 - Low FODMAP: A Preliminary Strategy to Reduce Gastrointestinal Distress in Athletes
- Montero-Carrasco et al. 2024 - Use of Carbohydrate (CHO), Gluten-Free, and FODMAP-Free Diets to Prevent Gastrointestinal Symptoms in Endurance Athletes: A Systematic Review
- Kołodziejczyk al. 2026 - The Role of FODMAP Diet in Sports Nutrition: A Narrative Review
- Killian et al. 2021 - High Fermentable Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides, and Polyols (FODMAP) Consumption Among Endurance Athletes and Relationship to Gastrointestinal Symptoms
- Costa et al. 2017 - Systematic review: exercise-induced gastrointestinal syndrome—implications for health and intestinal disease
- Gaskell, S.K. & Costa, R.J.S. (2021). GI Assessment and Therapeutic Intervention for Exercise-Associated GI Symptoms
- Convit et al. 2024 - Total fermentable oligo-, di-, monosaccharides and polyols intake, carbohydrate malabsorption and gastrointestinal symptoms during a 56 km trail ultramarathon event
- Erdman et al. 2021 - Dietary Patterns in Runners with Gastrointestinal Disorders
- Scrivin et al. 2024 - The impact of 48 h high carbohydrate diets with high and low FODMAP content on gastrointestinal status and symptoms in response to endurance exercise, and subsequent endurance performance
- Image à la une : Depositphotos
