En trail running, pour être performant en montée, confiant et stable en descente, et conquérir les terrains les plus accidentés, il est important de commencer votre saison par une phase de PPG. Cette phase d'entraînement est indispensable pour construire des fondations solides et pour prévenir le risque de blessures.
Cette phase de PPG vous aidera à devenir un traileur plus fort, plus résistant et plus endurant, afin d'être prêt pour préparer vos objectifs de la saison. Elle pose les bases du renforcement musculaire pour le trail, que vous poursuivrez ensuite toute l'année.
- Définition de la PPG
- Bienfaits de la PPG
- Quand faire de la PPG en trail ?
- Programme de PPG pour le trail (PDF)
- Séance d'exercices de PPG
- Entraînement en endurance fondamentale
- Plans d'entraînement de PPG (PDF)
- Combien de temps doit durer la phase de PPG ?
- Après la PPG : PPS et entretien de la force
- Questions fréquentes (FAQ)
- Témoignages
En bref : la PPG (préparation physique générale) est la phase de 4 à 12 semaines qui ouvre la saison de trail, le plus souvent en hiver. Elle associe 2 séances de renforcement musculaire par semaine (gainage, exercices sur une jambe, pliométrie), de l'endurance fondamentale, des sprints en côte et de l'entraînement croisé (vélo, ski, randonnée). Augmentez la charge progressivement, avec une semaine plus légère toutes les 3 à 4 semaines. Ensuite, la préparation devient spécifique à votre course, et le renforcement continue toute l'année, à raison de 2 séances par semaine, sauf les derniers jours avant une course.
Envie d'aller plus loin que la PPG avec un vrai programme de renforcement pour le trail ?
- Vous débutez le renforcement ? Renfo Trail Fondations : les bases pour se renforcer à la maison →
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Qu'est-ce que la PPG en trail ?
La PPG (préparation physique générale) est la phase d'entraînement qui construit les bases physiques du traileur : endurance, force musculaire, solidité des tendons et des articulations. Elle se place en début de saison, avant une préparation plus spécifique à votre course.
Elle a pour objectif de construire les fondations d'endurance cardiovasculaire, de force musculaire et de forme physique sur lesquelles vont reposer vos performances futures. On parle aussi de phase générale ou de phase de base.
En trail running, la planification de l'entraînement annuel est classiquement découpée en 3 phases successives pour vous préparer idéalement à la compétition :
- Phase de préparation physique générale (PPG), en début de cycle, après la coupure de fin de saison.
- Phase de préparation spécifique (PPS), sur plusieurs semaines, avec des entraînements proches de la course visée (dénivelé, terrain, allure, durée).
- Phase d'affûtage, 1 à 2 semaines avant l'épreuve, pour réduire la fatigue et être prêt le jour J.
L'entraînement durant la PPG est donc plus général et moins spécifique, avec plus de variété dans les exercices et les sports pratiqués. C'est une phase de réathlétisation, adaptée à votre profil, à votre niveau et à vos points faibles.

Bienfaits de la PPG
Une bonne phase de PPG vous rend plus fort en montée, plus résistant en descente et moins exposé aux blessures, tout en développant votre endurance. C'est le renforcement musculaire qui apporte les gains les mieux démontrés, sur l'économie de course comme sur la prévention des blessures.
- Plus de force et de puissance pour être plus performant en montée, et plus stable en descente.
- Une meilleure endurance, grâce au développement de votre système cardio-respiratoire et de vos mitochondries, les « centrales énergétiques » des cellules musculaires.
- Une meilleure économie de course : après plusieurs semaines de renforcement, vous dépensez moins d'énergie à la même allure (4).
- Une meilleure résistance à la fatigue : des coureurs qui ont suivi 10 semaines de renforcement ont beaucoup moins perdu d'économie de course après 90 minutes d'effort (17). Un atout majeur sur les trails longs.
- Des descentes mieux encaissées : le travail excentrique (freiner le mouvement) prépare vos muscles aux descentes, qui provoquent des dommages musculaires et une baisse de performance les jours suivants (11, 12).
- Moins de blessures : le renforcement musculaire est l'une des méthodes de prévention les plus efficaces dans le sport (1). Chez les coureurs, c'est la régularité qui compte : ceux qui font vraiment leurs 2 séances par semaine se blessent beaucoup moins (3). Les étirements et la mobilité restent utiles pour votre confort et votre amplitude, mais ils ne préviennent pas les blessures (2).
- Mieux utiliser les graisses comme carburant, grâce au volume d'endurance fondamentale, ce qui épargne vos réserves de glucides sur les sorties longues.
- Plus de confiance et de force mentale, grâce à des entraînements variés et réguliers.
Gardez en tête que l'objectif de la PPG est de développer l'ensemble des qualités dont vous aurez besoin en trail pour la suite de votre saison.
Parmi ces qualités, l'une des priorités sera de développer votre force musculaire. En effet nous savons que l'une des différences qui existe entre un bon traileur et un bon coureur à pied est une force musculaire supérieure. Le trailer est plus fort musculairement que le coureur à pied, ce qui peut se justifier par le terrain accidenté et le cumul des montées et des descentes en trail running.
L'impact chiffré sur vos performances en trail
La PPG améliore votre économie de course, votre résistance à la fatigue et vos descentes. Mais combien de temps cela peut-il vous faire gagner concrètement ?
Sur route, le renforcement améliore l'économie de course de 2 à 8 % selon les études, et de 2 à 4 % en moyenne (5, 8, 7). Aux allures du trail, plus lentes que sur route, ce gain se traduit par un gain de vitesse du même ordre, voire légèrement supérieur (6). Voici les ordres de grandeur, pour un coureur moyen et pour ceux qui répondent le mieux :
Estimations de gains pour le trail :
| Distance | Durée de l'épreuve | Gain moyen (2 à 4 %) | Meilleurs répondeurs (jusqu'à 8 %) |
|---|---|---|---|
| Trail court 20 km | 2h30 | 3 à 6 min | jusqu'à 12 min |
| Trail marathon 40 km | 5h | 6 à 12 min | jusqu'à 25 min |
| Trail long 60 km | 8h | 10 à 20 min | jusqu'à 40 min |
| Ultra 100 km | 14h | 17 à 35 min | jusqu'à 65 min |
| Ultra 160 km | 28h | 35 à 65 min | jusqu'à 2h10 |
Ces chiffres sont des estimations extrapolées des études sur route : les modèles sont construits sur terrain plat, et la marche en montée raide ou les descentes techniques dépendent aussi d'autres facteurs. Ils varient beaucoup d'un coureur à l'autre : la plupart se situent dans la colonne "gain moyen", et ceux qui n'ont pas l'habitude de faire du renforcement progressent en général davantage.

Quand faire de la PPG en trail ?
La PPG se fait hors saison, le plus souvent pendant l'hiver après la coupure annuelle, ou après une longue interruption (blessure, récupération après un objectif majeur). Elle précède toujours la préparation spécifique à votre course.
- Pendant l'entraînement hivernal, en phase de reprise après la coupure de fin de saison.
- Après une blessure, pour vous aider à reprendre l'entraînement et à retrouver une bonne condition physique.
- En saison, après une coupure qui suit un objectif majeur ayant nécessité une récupération prolongée.
La préparation spécifique qui suit contient essentiellement des entraînements en trail, adaptés à la course que vous allez préparer : dénivelé, terrain technique, sorties longues, allure de course. Le renforcement musculaire se poursuit toute la saison, en travaillant différentes qualités en fonction de votre objectif : force, puissance, endurance musculaire...
Programme de PPG spécifique pour le trail
Un programme de PPG pour le trail associe renforcement musculaire, endurance fondamentale en course et entraînement croisé. Ce mélange développe la force et l'endurance tout en limitant les impacts, et donc le risque de blessure.
- Des exercices de renforcement musculaire, notamment pour les quadriceps, très sollicités en descente, du gainage et de la pliométrie.
- Du trail et de la course à pied pour travailler l'endurance fondamentale.
- De l'entraînement croisé (vélo, ski, randonnée, natation, cardio en salle...) pour augmenter le volume d'entraînement avec moins d'impacts. Le vélo entretient bien l'endurance, mais il ne remplace pas complètement la course à pied pour progresser en course (13).
Ce modèle d'entraînement permet de développer votre force et votre endurance musculaire, pour être plus résistant à la fatigue, notamment sur les ultras ou les trails techniques et montagneux.
📄 Télécharger le programme PPG trail en PDF (séance + 2 plans) >>
Séance d'exercices de PPG pour le trail
Cette séance de 10 exercices, à faire chez vous avec très peu de matériel, travaille tout le corps : jambes, tronc et bras. Faites le circuit 1 fois si vous débutez, 2 fois si vous êtes expérimenté, 2 fois par semaine.
En phase de PPG, les exercices de renforcement doivent améliorer la force et l'endurance musculaire, la puissance en montée et la stabilité en descente. Ils travaillent donc l'ensemble du corps :
- Jambes (mollets, cuisses, fessiers, chevilles) pour devenir plus fort sur la durée, en montée et en descente.
- Dos et muscles profonds abdominaux pour une posture stable et une foulée plus économe.
- Bras et épaules pour une meilleure utilisation des bâtons en montée.
Pour réaliser la séance, respectez ces consignes :
- Faites un bon échauffement avant de démarrer la séance.
- Réalisez le circuit 1 fois si vous êtes débutant, et 2 fois si vous êtes expérimenté.
- Prenez 15 secondes de récupération entre les exercices, juste le temps de changer de position et de reprendre votre souffle, et 2 minutes entre les 2 tours.
- Respiration : pendant les exercices, pensez à inspirer et à souffler, sans faire d'apnée.
- Si possible, faites les exercices pieds nus pour travailler l'équilibre et les muscles du pied.
- Ne forcez pas sur une douleur : une gêne légère (jusqu'à 3/10) qui disparaît le lendemain est acceptable, au-delà, réduisez l'amplitude ou la difficulté.
- En fonction de votre niveau, la durée, la résistance et le nombre de répétitions des exercices peuvent être adaptés à votre condition physique.
Retrouvez toute la séance en vidéo en haut de cet article.
Exercice 1 : Gainage planche bûcheron

Consignes :
- Placez deux haltères dans vos mains et installez-vous au sol, en position planche, sur les haltères et les orteils.
- Gardez le corps droit, la sangle abdominale contractée, et les fessiers également (restez gainé).
- En essayant de bouger le moins possible votre corps, soulevez un haltère en tirant votre coude vers le plafond, pour le ramener sur le côté de votre poitrine.
- Reposez l'haltère au sol et faites la même chose de l'autre côté.
- Contrôlez le mouvement et n'allez pas trop vite pour ne pas perdre votre équilibre.
- Enchaînez les mouvements pendant 45 secondes.
Exercice 2 : Gainage latéral genou poitrine

Consignes :
- Placez-vous en position de gainage latéral statique, le corps le plus droit possible (le bassin ne doit pas pencher en avant ou en arrière).
- Amenez le genou de la jambe côté plafond vers votre poitrine sans bouger le reste du corps.
- Maintenez la position 2 secondes, puis reposez la jambe.
- Enchaînez les mouvements pendant 45 secondes.
- À faire des deux côtés.
Exercice 3 : Gainage dorsal

Consignes :
- Pliez vos genoux à 90° (à angle droit) et posez vos pieds au sol, écartés à la largeur de vos hanches.
- Poussez fort sur vos pieds pour décoller les fesses le plus haut possible. Gardez le bassin à l'horizontale et les fesses hautes, de manière à avoir un corps rectiligne des genoux aux épaules.
- Tendez une jambe, le long de l'autre, sans la lever plus haut. Maintenez la position pendant 30 secondes.
- Reposez le pied sans baisser le bassin, et faites la même chose avec l'autre jambe.
Exercice 4 : Chaise sur 1 jambe

Consignes :
- Contre un mur, mettez-vous en position de chaise, en pliant les genoux à environ 90° (à angle droit).
- Restez ensuite sur un seul pied, en plaçant une jambe tendue devant vous.
- Tenez la position 30 secondes sans bouger, en vous concentrant sur la contraction des muscles de la cuisse.
- À faire sur les 2 jambes. Si c'est trop difficile au début, gardez les 2 pieds au sol.
Exercice 5 : Dips

Consignes :
- Placez vos mains derrière vous, sur 2 chaises ou 2 tabourets stables, un peu plus écartées que vos épaules.
- Avancez vos pieds pour ne tenir que sur vos talons au sol. Gardez le dos droit et pliez les genoux.
- Descendez les fesses vers le sol en pliant vos coudes, qui restent dirigés vers l'arrière, sans descendre plus bas que l'angle droit.
- Poussez ensuite avec vos bras, sans vous aider des jambes, pour tendre les coudes et remonter. Attention à ne pas enrouler les épaules vers l'avant.
- Effectuez 15 répétitions. Si vous ressentez une douleur à l'épaule, remplacez les dips par des pompes.
Exercice 6 : Fentes bulgares

Consignes :
- Placez-vous en fente, avec le dessus du pied arrière posé sur une chaise ou un tabouret.
- En gardant le genou avant dans l'axe du pied, descendez en 2 à 3 secondes, en mettant le plus de poids possible sur votre jambe avant.
- Gardez le dos droit pendant le mouvement.
- Descendez le plus bas possible, puis poussez fort pour remonter rapidement.
- Faites 15 répétitions sur chaque jambe.
Exercice 7 : Extension du mollet

Consignes :
- Placez-vous sur une marche, ou sur des livres, avec l'avant du pied en appui et le talon dans le vide.
- Sur une seule jambe, montez le plus haut possible sur la pointe de votre pied.
- Gardez la position 1 seconde, puis retenez la descente sur 2 secondes, jusqu'à descendre le talon le plus bas possible.
- Remontez à nouveau sur la pointe, sans jamais vous aider de l'autre jambe.
- Faites 15 répétitions sur chaque jambe.
Exercice 8 : Montées de chaise (step up)

Consignes :
- Choisissez une chaise, une marche haute ou un tabouret stable, d'une hauteur proche de celle de votre genou (environ 40 à 50 cm). Commencez plus bas si c'est trop difficile.
- Placez un pied sur le support.
- Sans pousser avec la jambe arrière, poussez fort sur la jambe avant pour vous mettre debout sur le support.
- Terminez le mouvement en montant le genou vers votre poitrine.
- Redescendez lentement, en 2 à 3 secondes, pour reposer le pied au sol sans taper : cette descente freinée prépare vos cuisses aux descentes.
- À faire 10 fois sur chaque jambe.
Exercice 9 : Fentes alternées sautées

Consignes :
- Tenez-vous debout avec les jambes écartées à la largeur des hanches.
- Placez-vous en position de fente avant : la jambe droite devant vous, le pied posé à plat, le genou plié à 90°, et la jambe gauche en arrière, en appui sur les orteils, le genou plié proche du sol.
- Sautez pour changer de côté et retombez en fente, cette fois avec la jambe gauche devant et la jambe droite derrière.
- Amortissez chaque réception, sans bruit.
- Alternez les fentes sautées pendant 30 secondes.
Exercice 10 : Squats jump sur 1 jambe

Consignes :
- Descendez en position de demi-squat sur une seule jambe, puis poussez fort pour sauter le plus haut possible.
- Aidez-vous de vos bras pour prendre de l'élan.
- Amortissez le retour au sol avec l'avant du pied, puis l'ensemble du pied, en pliant le genou.
- Ne tapez pas le sol avec les talons en premier, ni avec les genoux raides.
- Faites 8 sauts sur chaque jambe.
- Débutant : faites des squats jump sur 2 jambes (8 à 10 sauts). Évitez les sauts si vous avez une douleur au genou ou au tendon d'Achille.
Fréquence et progression
Pour obtenir de bons résultats, faites la séance 2 fois par semaine (1 seule si votre emploi du temps est chargé), pendant au moins 6 semaines. Les gains sur l'économie de course apparaissent surtout après 8 à 12 semaines de pratique régulière.
Au fil des séances, augmentez la difficulté : passez à 2 tours, puis ajoutez du poids sur votre dos (sac à dos lesté) pour les exercices 6, 7 et 8. Avec la charge, gardez une descente contrôlée en 2 à 3 secondes et une remontée la plus rapide possible. Diminuez le nombre de répétitions au fur et à mesure que vous augmentez la charge : par exemple de 15 à 10, puis 8, puis 6 répétitions avec une charge lourde.
Votre PPG s'arrête à l'intersaison ? Voici la suite
Deux méthodes conçues et suivies par Alexandre Auffret, kiné et ostéo du sport
Pour aller au-delà de la PPG générale, avec un vrai programme dédié au trail.
- Séances en vidéo à pratiquer chez vous
- Progression construite sur plusieurs semaines
- Chat privé avec Alexandre
Pour les traileurs confirmés : méthode en 5 phases.
- Préparation physique continue (PPC) sur la saison
- Force explosive, puissance et affûtage
- Chat privé avec Alexandre inclus
Entraînement en endurance fondamentale
En complément du renforcement, la PPG repose sur un gros volume d'endurance à basse intensité, complété par quelques sprints en côte et par de l'entraînement croisé. C'est ce volume qui développe votre endurance avec un risque de blessure réduit.
- Des séances d'endurance fondamentale, à basse intensité (en zone 2), où vous pouvez parler sans être essoufflé.
- Des séances de sprints en côte, très courts (8 à 10 secondes) avec une récupération complète en marchant, pour développer votre puissance en montée et votre technique de course.
- Des entraînements croisés, avec du vélo, de la natation, du vélo elliptique, du ski ou de la randonnée.
Le volume en endurance fondamentale améliore l'endurance cardiovasculaire, ainsi que d'autres paramètres liés à la performance, comme l'économie de course, la durabilité (la capacité à garder votre niveau en fin d'effort) ou la VO2 max.
Pendant l'hiver, certains des meilleurs traileurs au monde font une grande partie de leur entraînement d'endurance à ski ou sur le vélo, et ne courent que pour entretenir leurs adaptations. Cela leur permet d'accumuler de gros volumes d'entraînement tout en limitant les impacts.
Plans d'entraînement de PPG pour le trail
Voici 2 plans de PPG sur 6 semaines, avec 4 ou 6 séances par semaine. Ils sont conçus pour un traileur qui courait régulièrement 1 heure ou plus avant une coupure de 2 à 3 semaines, et prévoient une semaine plus légère pour bien assimiler le travail.
- Vous partez de moins loin (débutant, longue coupure, reprise après blessure) ? Allongez votre sortie la plus longue par petites étapes : dans une étude sur plus de 5 200 coureurs, une sortie dépassant de plus de 10 % la plus longue des 30 derniers jours multipliait par 1,6 le risque de blessure, et par 2,3 quand elle faisait plus du double (14). Si une séance du plan dépasse nettement votre plus longue sortie du mois, raccourcissez-la.
- La semaine 4 est allégée : c'est elle qui permet au corps d'assimiler les 3 premières semaines.
📄 Télécharger le programme PPG trail en PDF (séance + 2 plans) >>
Plan d'entraînement pour la phase de PPG (4 séances par semaine) :
Plan d'entraînement pour la phase de PPG (6 séances par semaine) :
Ces plans sont des modèles : votre course, votre niveau, votre emploi du temps et vos antécédents de blessure peuvent demander de les ajuster.
Combien de temps doit durer la PPG ?
La phase de préparation physique générale dure en moyenne 4 à 12 semaines. Elle est plus longue si vous débutez, si vous reprenez après une blessure ou si votre objectif est lointain, et plus courte entre deux courses rapprochées.
La PPG doit être suffisamment longue pour développer votre endurance fondamentale et faire un bon travail de renforcement. Ce travail régulier permet à votre corps de s'adapter progressivement au stress de l'entraînement et réduit le risque de blessure.
Ainsi, un traileur débutant aura besoin d'une phase de PPG plus longue qu'un traileur expérimenté, car sa condition physique est moins développée et son risque de blessure plus élevé.
Pendant l'hiver, parce que vous avez plus de temps avant vos objectifs, votre PPG peut être plus longue. À l'inverse, en saison, elle peut être réduite à quelques semaines entre deux objectifs qui s'enchaînent à quelques mois d'intervalle.
Pendant cette phase, écoutez votre corps et pensez à bien récupérer pour ne pas accumuler de fatigue. Alternez les entraînements difficiles et faciles, prévoyez des jours de repos, et adoptez une alimentation adaptée au trail et aux sports d'endurance.
Après la PPG : PPS et entretien de la force
Après la PPG vient la PPS (préparation physique spécifique), centrée sur les exigences de votre course. Le renforcement ne s'arrête pas pour autant : gardez 2 séances par semaine toute l'année, en les allégeant seulement avant vos courses.
Pendant la préparation spécifique, les exercices se rapprochent du trail : travail excentrique pour les descentes (step up, fentes avec descente lente), pliométrie, exercices sur une jambe avec une charge plus élevée, et bien sûr des séances de côtes et de descentes sur le terrain.
Le renforcement doit ensuite être poursuivi toute l'année, c'est ce que l'on appelle parfois la préparation physique continue. Chez des cyclistes entraînés, même 1 seule séance de renforcement par semaine pendant la saison a suffi à conserver la force acquise pendant la préparation, et leurs performances ont continué de progresser (15). Chez des coureurs de fond, un renforcement suivi pendant 40 semaines a continué d'améliorer la force et l'économie de course jusqu'à la fin de l'étude (16).
En pratique, gardez 2 séances par semaine toute l'année, en les plaçant à distance de vos sorties clés, et arrêtez-les seulement les derniers jours avant une course importante. Les semaines où votre emploi du temps est chargé, 1 séance permet au moins de conserver vos acquis.
Questions fréquentes (FAQ)
Quelle est la différence entre PPG et PPS en trail ? La PPG (préparation physique générale) développe les qualités de base : endurance, force, solidité des tendons. La PPS (préparation physique spécifique) vient ensuite et prépare aux exigences précises de votre course : dénivelé, descentes, terrain technique, durée.
Combien de séances de PPG par semaine ? 2 séances de renforcement par semaine, en plus de vos sorties en endurance et de l'entraînement croisé. Si vous êtes très entraîné et que vous récupérez bien, une 3e séance est possible en hiver.
Faut-il arrêter de courir pendant la PPG ? Non. La course reste nécessaire pour entretenir et développer votre endurance, mais à basse intensité, avec quelques sprints en côte. L'entraînement croisé permet d'ajouter du volume avec moins d'impacts.
Peut-on faire sa PPG trail sans matériel ? Oui : la séance de cet article se fait à la maison avec une chaise, une marche et éventuellement 2 haltères. Un sac à dos lesté permet ensuite d'ajouter de la charge pour continuer à progresser.
Où trouver un programme de PPG trail en PDF ? Vous pouvez télécharger gratuitement le programme PPG trail en PDF : la séance de 10 exercices, les 2 plans de 6 semaines et les règles de progression.
Faut-il continuer la PPG pendant la saison ? Le renforcement, oui : 2 séances par semaine toute l'année, en travaillant différentes qualités en fonction de votre objectif : force, puissance, endurance musculaire... Arrêtez seulement les derniers jours avant une course importante.
Témoignages
Voici des témoignages d'athlètes qui ont suivi les programmes de renforcement trail d'Alexandre Auffret :
Roberto : « J’ai commencé le programme de renforcement (trail) il y a 7 mois et déjà, au bout de quelques semaines, j’ai vu les progrès en endurance et en force. Maintenant, après 7 mois de pratique, je confirme que c’est vraiment efficace ! Je cours les côtes plus facilement, j’ai plus de vitesse à plat, je suis beaucoup plus endurant (dans les ultras et les sorties longues).
Bref, le programme est vraiment à suivre si on veut s’améliorer dans la course à pied en particulier et dans la forme en général. Merci Alexandre ! »
Christophe : « Merci Alexandre pour ce programme. Je le recommande vivement, il est extrêmement complet et très pédagogique, il permet de comprendre comment mieux s’entraîner et pourquoi, et donne les clefs pour progresser. J’avais des problèmes récurrents aux genoux et aux hanches dus à de l’arthrose, qui me handicapaient dans mon entraînement. La musculation m’a permis de soulager complètement ces problèmes récurrents, de développer ma résilience et ma puissance. J’ai terminé l’EcoTrail 120 km en 17h40 alors que ma dernière course équivalente, je l’avais terminée en 24h ! J’ai pu quasiment courir tout du long, terminer en ayant très peu perdu de vitesse, et j’ai pu prendre du plaisir tout du long. Paradoxalement, je me suis moins entraîné en course à pied que précédemment, ce qui me laisse une belle marge de progression. La musculation est devenue une hygiène de vie indépendamment de la course, qui, je pense, me permettra de mieux vieillir ! Bon run à tous. »
Marie-Pierre : « Super programme que je recommande à tous, en particulier parce qu’il ne se contente pas de proposer des séances de renfo, mais parce que le programme aborde tous les aspects santé et qu’il est très pédagogique. Alexandre donne envie d’aller plus loin dans la compréhension du corps et de l’effort. »
Hervé : « J’ai commencé le programme de renforcement musculaire spécifique trail en novembre 2024, avec pour objectif une des courses de l’UTMJ, la Franco-Suisse, en octobre 2025. J’habite en plaine. L’un des objectifs du renforcement musculaire était pour moi de compenser le manque de dénivelé et d'atteindre une plus grande durabilité en course.
J’ai suivi scrupuleusement les différentes étapes du programme. J’ai pu constater au fur et à mesure des semaines et des mois une différence de puissance en montée, de stabilité en descente et de durabilité. La Franco-Suisse a eu lieu le 4 octobre dernier, sur 105 km. Le programme de renforcement musculaire a fortement contribué à cette réussite : j’ai fini dans le top 100. En effet, une de mes grandes satisfactions a été ma durabilité et la faible perte d’allure entre la fin et le début de la course. Un grand merci pour la qualité du programme, avec des explications claires, étayées par des vidéos didactiques.
Je suis pleinement satisfait de ce programme. »
En résumé
La PPG est la phase qui prépare votre corps pour toute votre saison de trail : 4 à 12 semaines de renforcement musculaire 2 fois par semaine, d'endurance fondamentale, de sprints en côte et d'entraînement croisé, avec une progression régulière et des semaines plus légères. Ensuite, le renforcement continue toute l'année, 2 fois par semaine, sauf les derniers jours avant une course.
Pour être guidé pas à pas, de l'hiver jusqu'à votre course :
- Vous débutez le renforcement ? Découvrez Renfo Trail Fondations →
- Vous êtes déjà entraîné ? Découvrez Renfo Trail Performance →
Pour aller plus loin, écoutez mon épisode de podcast sur la préparation hivernale en course à pied et en trail :
D'autres questions après la lecture de cet article ? N'hésitez pas à m'écrire vos questions et commentaires en bas de la page.
- 1) Lauersen et al. 2018 — Strength training as superior, dose-dependent and safe prevention of acute and overuse sports injuries: a systematic review, qualitative analysis and meta-analysis (BJSM)
- 2) Lauersen et al. 2014 — The effectiveness of exercise interventions to prevent sports injuries: a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials (BJSM)
- 3) Desai et al. 2023 — Effectiveness of an 18-week general strength and foam-rolling intervention on running-related injuries in recreational runners (Scand J Med Sci Sports)
- 4) Balsalobre-Fernández et al. 2016 — Effects of Strength Training on Running Economy in Highly Trained Runners: A Systematic Review With Meta-Analysis of Controlled Trials (JSCR)
- 5) Blagrove et al. 2018 — Effects of Strength Training on the Physiological Determinants of Middle- and Long-Distance Running Performance: A Systematic Review (Sports Medicine)
- 6) Kipp et al. 2019 — Extrapolating Metabolic Savings in Running: Implications for Performance Predictions (Frontiers in Physiology)
- 7) Llanos-Lagos et al. 2024 — Effect of Strength Training Programs in Middle- and Long-Distance Runners’ Economy at Different Running Speeds: A Systematic Review with Meta-analysis (Sports Medicine)
- 8) Eihara et al. 2022 — Heavy Resistance Training Versus Plyometric Training for Improving Running Economy and Running Time Trial Performance: A Systematic Review and Meta-analysis (Sports Medicine Open)
- 9) Sabater Pastor et al. 2023 — Elite Road vs. Trail Runners: Comparing Economy, Biomechanics, Strength, and Power (JSCR)
- 10) Besson et al. 2023 — Elite vs. Experienced Male and Female Trail Runners: Comparing Running Economy, Biomechanics, Strength, and Power (JSCR)
- 11) Bontemps et al. 2020 — Downhill Running: What Are The Effects and How Can We Adapt? A Narrative Review (Sports Medicine)
- 12) The effects of exercise-induced muscle damage on varying intensities of endurance running performance: A systematic review and meta-analysis
- 13) Menges et al. 2026 — Cross-Training Between Running and Cycling: Effects on VO2max and Running Performance — A Systematic Review and Meta-Analysis (Frontiers in Sports and Active Living)
- 14) Frandsen et al. 2025 — How much running is too much? Identifying high-risk running sessions in a 5200-person cohort study (BJSM)
- 15) Rønnestad et al. 2010 — In-season strength maintenance training increases well-trained cyclists' performance (Eur J Appl Physiol)
- 16) Beattie et al. 2017 — The Effect of Strength Training on Performance Indicators in Distance Runners (JSCR)
- 17) Zanini et al. 2025 — Strength Training Improves Running Economy Durability and Fatigued High-Intensity Performance in Well-Trained Male Runners (MSSE)
- 18) Effects of Running-Specific Strength Training, Endurance Training, and Concurrent Training on Recreational Endurance Athletes’ Performance and Selected Anthropometric Parameters
- 19) Effects of Trail Running versus Road Running—Effects on Neuromuscular and Endurance Performance—A Two Arm Randomized Controlled Study
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